Le POP veut faire de la pollution massive un crime

Elections fédéralesAvec la notion d’écocide, le Parti ouvrier et populaire vise surtout les grandes sociétés. Il s’oppose à de nouvelles taxes incitatives pour les citoyens lambda.

«Des alternatives écologiques doivent être proposées à la population, avant d'introduire de nouvelles taxes incitatives», estime Anaïs Timofte, candidate au Conseil national et au Conseil des Etats.

«Des alternatives écologiques doivent être proposées à la population, avant d'introduire de nouvelles taxes incitatives», estime Anaïs Timofte, candidate au Conseil national et au Conseil des Etats. Image: 24 Heures

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

À l’avenir, le Code pénal doit intégrer le terme d’«écocide», c’est-à-dire un «crime particulièrement grave contre l’environnement». C’est l’une des mesures prônées par le Parti ouvrier et populaire (POP) vaudois à deux mois des élections fédérales. La formation de la gauche radicale a présenté jeudi aux médias son plan climat, au Chalet des Enfants, dans la forêt des hauts de Lausanne.

Mais dans quels cas le POP parlerait-il d’écocide? «La destruction de l’environnement se fait de différentes manières», explique Anaïs Timofte, candidate au Conseil des États et au Conseil national. «Cela peut être des défrichements sauvages ou un déversement de substances polluantes dans un cours d’eau.» L’ancien député Bernard Borel, aussi candidat au National et aux États, ajoute un autre exemple: «La dévitalisation des terres par les traitements qui y sont effectués.»

Sans élu à Berne depuis le départ de Josef Zisyadis en 2011, le POP axe son discours sur l’«écologie populaire», l’agriculture écologique et la pollution engendrée par les grandes entreprises ou les personnes fortunées. Ce sont elles qu’il veut taxer, au lieu de «multiplier» les taxes écologiques pour les citoyens lambda. «La Confédération et le Canton dégagent des bénéfices, qui doivent être utilisés avant de taxer la population», argumente Bernard Borel. Anaïs Timofte embraie: «Il faut offrir des alternatives écologiques à la population avant de la taxer, comme la gratuité des transports publics.»

Créé: 22.08.2019, 18h32

Articles en relation

Le POP a choisi Anaïs Timofte et Bernard Borel comme têtes de liste

Élections fédérales Les deux popistes visent le Conseil des États. Ainsi que le Conseil national, aux côtés de dix-sept autres candidats. Plus...

Anaïs Timofte porte les espoirs d’une gauche ultra et en colère

Election du 17 mars au Conseil d'Etat La jeune diplômée au parler cash secoue le ronron de la campagne et s’est déjà imposée comme cheffe de file au Parti ouvrier populaire. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actualité croquée par nos dessinateurs partie 7

Paru le 21 septembre 2019
(Image: Valott?) Plus...