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Première de cordée pour tirer les parias de l’oubli

Pionnière du soutien aux malades psychiques, Madeleine Pont attend sa deuxième retraite pour se reposer.

VANESSA CARDOSO

«Mes petits-enfants ont fait une pétition pour que je renonce à couper le grand sapin du jardin qui fait de l’ombre dans la maison. J’ai été obligée de changer d’avis et rappeler la Commune qui avait délivré l’autorisation d’abattage!» Madeleine Pont lâche l’anecdote sans y penser, en ouvrant les portes de sa ferme foraine pluriséculaire. Connaissant son parcours, on se dit que «bon sang ne saurait mentir»: la capacité à transformer l’indignation en action, voilà l’essence de la travailleuse sociale à l’origine du Graap, le Groupe d’accueil et d’action psychiatrique. Si cette battante a officiellement pris sa retraite en 2012, quittant ce navire qui a démarré radeau en 1987 avec 9 personnes à bord, elle continue d’amener son énergie dans certains projets.

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