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Premières mesures avant l’arrivée de la plateforme scientifique

Une quarantaine de capteurs ont été installés à l’endroit où une plateforme analysera l’eau du Léman jusqu’en 2026.

Sébastien Lavanchy, de l’EPFL, (de face) s’apprête à mettre l’un des derniers capteurs à l’eau.
Sébastien Lavanchy, de l’EPFL, (de face) s’apprête à mettre l’un des derniers capteurs à l’eau.
Florian Cella

Le projet scientifique qui flotte à quelque 570 mètres au large de Pully va de l’avant. Après la pose d’un vaste cercle de bouées censées protéger la future plateforme de recherche en juillet dernier, une nouvelle étape a été franchie, jeudi, avec l’installation d’une quarantaine de sondes et autres capteurs.

Immergés de 50 centimètres à 110 mètres de fond, les instruments doivent mesurer les températures lacustres, le CO2, l’oxygène, le PH, la conductivité ou encore les nitrates. «Les 30 premiers mètres sous la surface du lac nous intéressent tout particulièrement car c’est là que les plantes captent le plus d’énergie et la lumière qui permet la photosynthèse», précise Pascal Perolo, doctorant à la Faculté des géosciences et de l’environnement de l’Université de Lausanne (UNIL).

Les manœuvres de jeudi s’inscrivent dans un projet bien plus vaste, qui débutera l’an prochain. Baptisé Léxplore, il est piloté par l’Alma mater vaudoise, l’Université de Genève, l’Institut fédéral suisse des sciences et technologies de l’eau (Eawag) et l’EPFL.

Budgété à 1 million, le projet prévoit l’installation d’une plateforme scientifique, véritable laboratoire flottant qui a déjà fait couler beaucoup d’encre, en particulier à cause du bras de fer judiciaire qu’ont engagé certains opposants. La plateforme de 100 mètres carrés pour 4 mètres de haut analysera l’eau du Léman jusqu’en 2026 au travers de trois études: la physique, la chimie et l’écologie du lac. «La plateforme arrivera le 23 octobre au bord du lac, annonce Marie-Elodie Perga, professeure à la Faculté des géosciences et de l’environnement de l’UNIL. Le véritable problème consistera en son ancrage du fait d’un terrain en pente. Pour qu’elle ne dérive pas, elle doit être arrimée le mieux possible. C’est pour cette raison que nous avons créé un périmètre de sécurité aussi large.»

C’est au cœur de ce périmètre délimité par des bouées, de 140 mètres de diamètre, que les techniciens se sont affairés jeudi. Ils reviendront sur place ces prochaines semaines, pour tester d’autres instruments. Avant de les laisser à l’eau.

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