Prison ferme pour une pro du vol au «rendez-moi»

JusticeLa femme a été condamnée mardi à Lausanne pour avoir écumé une dizaine de commerces en été 2017.

C'est au moment de passer à la caisse que la cliente parvient à abuser la vendeuse

C'est au moment de passer à la caisse que la cliente parvient à abuser la vendeuse Image: yvan.genevay

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«J’admets tout ce qui m’est reproché. Je ne recommencerai plus… Je m’excuse». C’est à peu près tout ce qu’elle a dit, mardi, aux juges impassibles lors son procès devant le Tribunal correctionnel à Lausanne. Chacun voudrait croire cette pratiquante du vol «au rendez-moi» qui se déclare femme de ménage à la rubrique profession.

Arrêtée en flagrant délit et sans résistance en septembre 2017, cette ressortissante roumaine âgée d’une vingtaine d’années a écopé de 15 mois de prison ferme pour vol par métier et de cinq ans d’expulsion. Elle avait déjà été condamnée en Italie et France pour des faits similaires. Elle a par ailleurs accepté d’être extradée outre-Jura où l’attendent les autorités françaises.

Elle n’est ni la première ni la dernière à pratiquer ce genre de tour de passe-passe. Le vol au «rendez-moi» est une astuce quasi exclusivement commise par des femmes. Elle est connue de longue date et perdure malgré les mises en garde. En 2016, la police cantonale incitait les commerçants à la prudence après une série de soixante cas annoncés en huit mois. En février 2017, deux Françaises étaient condamnées pour tels faits à respectivement 8 et 10 mois ferme à Nyon.

La voleuse jugée mardi s’exprimait par l’intermédiaire d’un interprète, mais la pratique du vol au «rendez-moi» requiert non seulement de l’habileté mais aussi du bagou.

Neuf vols en un mois

La prévenue a été jugée pour une dizaine de cas entre la mi-juillet et la mi-septembre 2017, sept en à peine plus d’un mois. Elle répondait aussi de deux vols de bourse de sommelière qui lui ont rapporté une fois 1000 francs et une autre soit 867 francs. Deux tentatives n’ont pas été retenues à sa charge, faute d’éléments suffisants. Rappelons que le mode opératoire du vol au «rendez-moi» consiste à embrouiller le commerçant au moment de passer à la caisse. Cela avec diverses variantes.

Généralement, la voleuse fait mine d’acheter un article de faible valeur, généralement moins de dix francs. Elle présente un billet de 200 francs pour le payer. Quand la vendeuse lui a rendu la monnaie, la fausse cliente déclare renoncer à son achat et demande à récupérer son billet de 200 francs. Perturbée par cette situation inhabituelle, la vendeuse s’exécute. L’acheteuse reprend alors ses 200 francs et s’en va sans rendre la monnaie reçue après son achat fictif. (24 heures)

Créé: 15.05.2018, 17h24

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