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Les profs s'adaptent avec de la créativité

Maîtresses et maîtres tiennent en majorité le choc, selon un sondage. Des inquiétudes se font néanmoins entendre.

Malgré les préaux vides des écoles, un système d'accueil scolaire fonctionne encore pour les élèves dont les parents travaillent au front.
Malgré les préaux vides des écoles, un système d'accueil scolaire fonctionne encore pour les élèves dont les parents travaillent au front.
Yann Demont/A

Le télé-enseignement imposé par le coronavirus s’est mis en place avec de la «créativité» et il fonctionne. C’est ce qui ressort d’un sondage mené par la Société pédagogique vaudoise (SPV) auprès de 1200 profs (sur 2800 adhérents au syndicat d’enseignants), entre le 29 mars et le 2 avril. «Nous voulions prendre des nouvelles, voir comment ils allaient», indique le président de la SPV, Gregory Durand.

En majorité, les sondés se sentent «bien» ou «plutôt bien». Mais 30% ne vivent «pas très bien» cette période. À noter que plus de 40% ont des enfants de moins de 16 ans à la maison. Les moyens informatiques pour les échanges avec les élèves s’avèrent très variés (TeamUp, Klassroom, WhatsApp, etc.). L’instrument le plus usité (30,5%) reste l’e-mail. Les trois quarts des répondants ont au moins un élève dans leur classe sans outil numérique à la maison. Une part non négligeable en ont même entre trois et six.

«La relation avec l’élève est plus importante que jamais»

Une bonne partie des sondés (45%) considère que les directives du Département de la formation sur le télé-enseignement restent «floues». «Par exemple, illustre Gregory Durand, le texte prescrit que les enseignants «privilégient» la consolidation des acquis. Qu’entend-on exactement par là?»

Étant donné les résultats de l’enquête concernant l’enseignement à distance, le syndicat demande au département de ne pas imposer à tous les profs les nouveaux outils qu’il élabore: «La relation avec l’élève est plus importante que jamais, poursuit Gregory Durand. Nous souhaitons que les enseignants puissent mettre leur énergie là-dedans et non dans la compréhension d’un nouveau système. Lorsqu’un élève peine sur ses exercices, l’enseignant doit pouvoir le savoir. Des discussions en bilatérale sont nécessaires pour cela.»

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Outre le télé-enseignement, le système d’accueil scolaire pour les enfants dont les parents travaillent au front a également été questionné. La moitié des maîtresses et maîtres qui ont répondu au sondage y prennent part. Parmi ces professionnels, 56% ne se sentent pas en sécurité sur le plan sanitaire. La principale inquiétude porte sur le nombre d’élèves par classe, encore supérieur à quatre.

«Il est vrai qu’entre la première semaine et la troisième, le nombre d’élèves par classe a diminué», admet Gregory Durand. Le syndicaliste aimerait cependant que la limitation à cinq personnes (quatre élèves plus un prof) soit respectée partout. Il redoute le moment où le Conseil fédéral permettra à davantage de parents de travailler, ce qui aura pour effet d’augmenter à nouveau le nombre d’enfants à garder.

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