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La protection des vignes de Lavaux à l'enquête

L’État avait cinq ans pour préparer le Plan d’affectation cantonal Lavaux, lié au contre-projet à Sauver Lavaux 3.

Les bancs de poudingues du Dézaley sont protégés au même titre que les vignes et leurs murets.
Les bancs de poudingues du Dézaley sont protégés au même titre que les vignes et leurs murets.
Gérald Bosshard - A

C’est «de la dentelle fine», de l’aveu de la conseillère d’État en charge du Territoire Jacqueline de Quattro. À détailler le Plan d’affection cantonal (PAC) Lavaux, on comprend la comparaison. Douze couleurs représentent autant de zones de protection distinctes, réparties selon des critères précis sur les 1283 hectares couverts par le PAC. Soit tout ce qui n’est pas de la zone à bâtir dans le périmètre de la loi Lavaux et des dix communes de Bourg-en-Lavaux, Lutry, Chardonne, Chexbres, Corseaux, Corsier, Jongny, Puidoux, Rivaz et Saint-Saphorin.

Ces Communes ont été dûment consultées durant les deux ans de préparation du plan. Tout comme les associations de défense de l’environnement, les vignerons et agriculteurs, et les milieux économiques et touristiques. «Le seul moyen d’arriver à un consensus, avec des acteurs aux attentes parfois diamétralement opposées, c’était le processus participatif», indique Jacqueline de Quattro.

Vendanges d’oppositions?

Le résultat est un compromis «bien vaudois», où toutes les demandes n’ont pas pu être prises en compte. «Nul doute que chacun va tenter de récupérer un peu du lest qu’il a lâché», anticipe Jacqueline de Quattro. Un peu plus de souplesse dans la construction d’une rampe viticole par-ci, un peu moins d’activité humaine dans la zone de protection du lézard vert par-là. Les intérêts sont contrastés dans cette région qui nourrit les passions depuis 1977 et l’arrivée de Franz Weber à Aran.

Ainsi, l’État s’attend à récolter un nombre élevé d’oppositions, dans cette période de mise à l’enquête (du 28 août au 26 septembre) qui coïncidera avec les vendanges. Spécialité de ce PAC lié au contre-projet à Sauver Lavaux 3 (2014), c’est le Grand Conseil qui l’adoptera et non le Service du développement territorial (SDT). Deux ans supplémentaires sont estimés pour le travail parlementaire.

Si les vignes, les forêts et les surfaces agricoles représentent la majorité des zones protégées (89%), le PAC légalise aussi certains points de vue aménageables destinés au tourisme doux. «Ce sont des lieux qui n’auraient sans doute pas dû se faire mais qui existaient avant 1972 et l’obligation d’obtenir une autorisation pour construire hors des zones à bâtir», explique Pierre Imhof, chef du SDT. Trois places d’atterrissage pour hélicoptère sont aussi pérennisées au nord d’Aran, de Chenaux et à l’ouest de Chardonne. Elles seront aménagées pour garantir la récupération des déversements.

La majeure partie des 1283 ha du PAC devient donc véritablement inconstructible, selon le souhait des Vaudois dans les urnes. Quoi que: «Si la nécessité est démontrée, de petites dépendances ou capites liées à l’activité agricole ou viticole pourront être construites», nuance Pierre Imhof. C’est le SDT, et donc l’État, qui jugera de la réalité ou pas de cette nécessité.

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