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Le PS ne veut pas rater le train des fédérales

Les socialistes espèrent briser le bloc bourgeois majoritaire aux Chambres fédérales.

«L’acte de soigner est indissociable de la démocratie, a entamé Ada Marra, candidate au Conseil des États. La qualité des soins, mais aussi qui a accès aux soins en dit beaucoup sur une démocratie.»
«L’acte de soigner est indissociable de la démocratie, a entamé Ada Marra, candidate au Conseil des États. La qualité des soins, mais aussi qui a accès aux soins en dit beaucoup sur une démocratie.»
Philippe Maeder

Le Parti socialiste vaudois a eu l’idée discutable d’organiser sa conférence de presse de lancement de campagne dans le train Nyon-Saint-Cergue. «L’un des slogans du parti est: «Remettre la politique sur les bons rails», a précisé mercredi Jessica Jaccoud, présidente de la section vaudoise, également membre du conseil d’administration du Nyon-Saint-Cergue. Les candidats PS aux élections fédérales ont donc présenté le programme du parti entre deux virages et un tunnel. Celui-ci s’articule autour de quatre thèmes centraux: santé, climat, égalité et travail.

«L’acte de soigner est indissociable de la démocratie, a entamé Ada Marra, candidate au Conseil des États. La qualité des soins, mais aussi qui a accès aux soins en dit beaucoup sur une démocratie.» La socialiste a bien conscience que le coût de l’assurance maladie est une «préoccupation énorme» pour les ménages vaudois, qui ont probablement payé entre 150 et 200 millions de primes en trop en 2018.

Le Parti socialiste a lancé une initiative populaire sur l’allégement des primes. Il aimerait aussi baisser les prix des médicaments aux coûts réels de production et interdire aux élus de siéger dans les conseils d’administration des caisses maladie. «L’enjeu réel en matière de climat, ce sont les mesures, enchaîne le conseiller national Roger Nordmann. C’est pourquoi le PS a présenté son plan Marshall pour transition énergétique.» Un plan d’investissement de 12 milliards par an pour développer les énergies renouvelables, améliorer l’isolation des bâtiments, etc. «Cela représente 2% du PIB suisse, chiffre le chef du groupe socialiste aux Chambres fédérales. C’est exactement ce que nos grands-parents ont investi pour les grands barrages. Si nos grands-parents l’ont fait, pourquoi nous ne pourrions pas le faire?»

Au rayon des mesures concrètes, le PS veut aussi la création d’un congé paternité et l’augmentation des budgets allouer à l’accueil de jour des enfants. «Une femme sur cinq diminue son temps de travail pour s’occuper des enfants», rappelle Romain Pilloud, candidat.

Avec sa double casquette de président de l’Union syndical suisse et de candidat au Conseil national, Pierre-Yves Maillard voit les conditions des salariés se péjorer: «La menace sur les salaires porte un nom: le néolibéralisme.» Dans sa ligne de mire: l’UDC, qui veut notamment s’attaquer aux conventions collectives. «Finalement, les néolibéraux à Bruxelles et ceux de l’UDC de Blocher sont assez similaires.» Les socialistes vaudois veulent contribuer à renverser la majorité de droite au parlement en gagnant un sixième siège au National et en faisant élire Ada Marra aux États.

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