Radicaux et libéraux vaudois se sont mariés à Montreux
FusionMercredi soir, près 400 délégués radicaux et libéraux ont décidé d’unir leur destin à la quasi unanimité. Le syndic d'Aigle Frédéric Borloz a été nommé président.
Est-ce une métaphore ? Libéraux et radicaux ont choisi mercredi soir de se marier dans une grande salle du Casino de Montreux à quelques mètres des jeux de hasard. Ils ont en tout cas parié sur la fusion et il y avait moins de suspens qu’à la roulette. C’est en effet à l’unanimité moins l’abstention de l’ancienne conseillère nationale libérale Suzette Sandoz qu’ils ont adopté, vers 21 heures, les statuts du nouveau parti libéral-radical vaudois, ce qui revenait à approuver la fusion des radicaux et des libéraux.
Auparavant, différents orateurs ont salué ce moment «historique», les deux présidentes sortantes des deux partis, Christelle Luisier et Catherine Labouchère, ainsi que les conseiller d’Etat Jacqueline de Quattro et Philippe Leuba se sont succédé à la tribune, défendant l’idée que la prospérité actuelle du canton est surtout l’œuvre des radicaux et des libéraux. Ils ont insisté sur l’ «enthousiasme» dans lequel la fusion se produit. La présidente radicale Christelle Luisier présidente sortante du Parti radical a affirmé : «Le ciment entre radicaux et libéraux a pris. Nous allons écrire une nouvelle histoire. Elle est déjà en marche».
De son côté, le libéral Philippe Leuba a apporté la «preuve» de cet engouement en plaisantant sur la prétendue avarice des libéraux : «Quelle plus belle preuve de l’enthousiasme pouvaient donner les libéraux ? Ils ont transmis au nouveau parti leur patrimoine sans contrepartie !»
Frédéric Borloz nommé président
Le syndic d’Aigle et coprésident du groupe libéral-radical du Grand Conseil Frédéric Borloz (46 ans) a été plébiscité comme président du parti. Il a emporté avec 297 voix contre 67 voix à son seul concurrent Jacques Décosterd. Ce dernier, conseiller communal de Vevey, n’a donc pas fait le poids. Il a préalablement et implicitement attaqué son concurrent en faisant remarquer qu’il était «prêt à mettre du temps» au service du parti. C’est que Frédéric Borloz devra concilier une présidence chronophage à la gestion de sa fiduciaire et sa fonction de syndic d’Aigle et de député au Grand Conseil. Frédéric Borloz, radical jusqu’à peu, a acquis une grande assise parmi les radicaux, alors que Jacques Décosterd n’est guère connu au-delà de son arrondissement de la Riviera.
Comme vice-présidents ont été élus l'ancien libéral de Lausanne Mathieu Blanc et l'ancienne radicale de Bourg-en-Lavaux Florence Gross.
Comme le président est radical, au moins un des deux vice-présidents ainsi que le futur président de groupe au Grand Conseil doivent être d’anciens libéraux, ainsi que le stipulent les dispositions transitoires des statuts du nouveau parti.
Dissolution des libéraux
Peu auparavant en début de soirée, les libéraux ont dû voter leur dissolution, étape nécessaire à la fusion. Tout comme les radicaux trois semaines plus tôt, les libéraux ont plébiscité leur disparition par 79 oui, deux non et trois abstentions.
Créé: 26.09.2012, 21h24
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