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Les réceptionnistes sur le gril au Beau Rivage

Les meilleurs éléments du pays concourent pour le titre national. Un sésame pour la finale mondiale à Varsovie en février.

Nicolas Astie (debout à gauche), réceptionniste au Grand Hôtel des Bains de Lavey, est l’un des deux Vaudois en lice pour le titre.
Nicolas Astie (debout à gauche), réceptionniste au Grand Hôtel des Bains de Lavey, est l’un des deux Vaudois en lice pour le titre.
FLORIAN CELLA

«J’étais stressé, je le suis encore, mais ça s’est bien passé je crois.» Nicolas Astie est réceptionniste au Grand Hôtel des Bains, à Lavey. Il fait partie des onze candidats en lice pour le 25e Trophée Bucherer, récompensant le meilleur réceptionniste du pays. Dont deux Vaudois. Ce vendredi dans les salons du Beau-Rivage Palace à Lausanne, ils ont subi la redoutable épreuve des jeux de rôle devant un jury présidé par Yannis Gerassimidis, cofondateur du concours et directeur émérite du Continental à Lausanne. Certains ne se sont pas laissé démonter. D’autres ont craqué sous la pression.

L’épreuve dure vingt minutes. Elle commence par une déstabilisation du candidat. «Ils ont préparé une présentation, mais nous ne leur posons qu’une seule question: que feront-ils s’ils gagnent le titre de meilleur réceptionniste de Suisse», explique Egidio Marcato, cofondateur du concours. Cela n’empêchera pas Nicolas Astie de vanter «son» établissement de Lavey en discourant autour d’une bouteille d’eau… thermale. Puis le candidat prend place derrière son comptoir, et les faux clients entrent en piste.

Casse-tête japonais

La figure imposée aux réceptionnistes: accueillir un employé de l’ambassade du Japon qui organise l’arrivée de l’empereur et de sa famille au Beau-Rivage, en vue d’une rencontre avec le président du CIO en marge des JO de Tokyo. Le candidat doit non seulement retenir les noms correctement, mais aussi les titres des différents membres de la délégation. Et quand on lui demande comment la princesse pourra s’occuper, il devra proposer des soins au spa du Palace. Tout comme une table discrète au restaurant d’Anne-Sophie Pic.

Les choses se corsent encore quand déboule la secrétaire du syndic de Lausanne, les bras chargés de cadeaux pour les dignitaires japonais. Le réceptionniste doit-il les accepter? Et comment maintenir la conversation avec le représentant de l’ambassade? Réponse: le réceptionniste doit trouver une manière «élégante» de refuser les présents du syndic, en invoquant la sécurité et la politique de confidentialité du cinq-étoiles. Nicolas Astie s’en tirera plutôt avec les honneurs. Les résultats seront proclamés samedi soir.

«Ce concours, nous l’avons bien entendu lancé par passion de l’hôtellerie, mais aussi parce qu’il existe un réel besoin en réceptionnistes en Suisse. Nous n’arrivons plus à trouver assez de personnel, et nous souhaitons motiver les jeunes à embrasser ce métier», confie Yannis Gerassimidis. Dans un cinq-étoiles, un réceptionniste peut espérer gagner un peu plus de 4000 francs par mois à son engagement.

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