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À la recherche du rouge-queue à front blanc

Un inventaire de cet oiseau menacé est lancé ces jours dans le périmètre du parc naturel régional.

Le rougequeue à front blanc revient dans la région chaque début de printemps pour nicher.
Le rougequeue à front blanc revient dans la région chaque début de printemps pour nicher.
Pascal Engler/DR

Menacé, le rouge-queue à front blanc se fait rare. Afin de mieux connaître sa répartition régionale, un recensement est lancé ces jours par le Parc naturel régional Gruyère Pays-d’Enhaut. «Les villages de notre périmètre semblent présenter de bons potentiels d’habitats pour l’oiseau, explique Lea Megali, cheffe de projets agriculture et biodiversité. C’est pourquoi nous avons décidé de réaliser cet inventaire. Il a été maintenu malgré la pandémie de coronavirus, car il s’agit d’une activité qui peut être effectuée individuellement. En revanche, nous avons renoncé à faire appel à des bénévoles de l’extérieur.»

À la différence de son cousin le rouge-queue noir, le rouge-queue à front blanc se reconnaît, en plus de sa queue rouge, à la visière blanche sur la tête du mâle. Son chant mélancolique très particulier est l’un des premiers que l’on peut entendre au petit matin. Cet oiseau insectivore est un migrateur transsaharien qui revient dans la région chaque début de printemps pour nicher.

Disparition des habitats et insecticides

Dépendant des vergers et des forêts, le rouge-queue à front blanc se retrouve souvent en milieu urbain. Il construit son nid dans une cavité, de préférence dans un arbre, mais il adopte volontiers les nichoirs artificiels des milieux bâtis. Aujourd’hui, il est menacé par la disparition de ses habitats et les insecticides qui limitent l’abondance de sa nourriture.

«Une fois que les territoires régionaux du rouge-queue à front blanc seront connus, des mesures pourront être proposées pour favoriser l’oiseau, relève Lea Megali. Il s’agit de préserver des arbres à cavités pour sa nidification, de poser des nichoirs adaptés, de lui offrir une alternance d’herbe haute fleurie (source de nourriture en insectes) et de gazon pour qu’il puisse se poser.»

L’oiseau se reconnaît visuellement, mais surtout par son chant mélancolique, que l’on peut écouter sur le site de la station de Sempach.

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