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La reconnaissance qui braque les évangéliques

Face aux exigences de non-discrimination liées à l’orientation sexuelle, plusieurs églises ont renoncé à demander le statut d’intérêt public. L’ingérence de l’État de Vaud inquiète.

Coprésidents de la Fédération évangélique vaudoise, Stéphane Baehler et Christine Volet-Sterckx espèrent un dialogue équilibré avec l’Etat.
Coprésidents de la Fédération évangélique vaudoise, Stéphane Baehler et Christine Volet-Sterckx espèrent un dialogue équilibré avec l’Etat.
JEAN-PAUL GUINNARD

Ce n’est qu’une petite phrase dans un texte de deux pages. Mais elle sème le trouble parmi les évangéliques du canton. En avril dernier, la Fédération évangélique vaudoise (FEV) a soumis officiellement sa demande de reconnaissance d’intérêt public à l’État de Vaud. Pièce maîtresse du dossier de candidature, une déclaration liminaire d’engagement porte la signature de 42 églises. Elles s’engagent à respecter divers principes et valeurs, dont l’ordre démocratique, mais aussi «la prohibition de la discrimination, en particulier fondée sur le sexe ou l’orientation sexuelle».

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