Passer au contenu principal

Grand Conseil vaudoisLa réforme de l'imposition des entreprises adoptée

Les députés vaudois ont définitivement accepté à une large majorité le nouveau paquet fiscal mardi.

Le conseiller d'Etat vaudois en charge des finances, Pascal Broulis.
Le conseiller d'Etat vaudois en charge des finances, Pascal Broulis.
Keystone

Le Grand conseil vaudois a définitivement adopté mardi en deuxième débat la réforme de l'imposition des entreprises (RIE III) à une très large majorité. L'extrême gauche a toutefois annoncé le lancement d'un référendum au niveau cantonal.

Avec 103 oui, 6 non, et 14 abstentions, le paquet RIE III a aisément passé la rampe auprès des députés vaudois. La baisse de l'imposition des entreprises à un taux unique de 13,79% en 2019 avance à grands pas dans ce canton, alors que Genève qui prévoit un taux autour de 13% temporise.

«Le Conseil d'Etat vaudois fait preuve d'une précipitation de très mauvais aloi, il gouverne en tâtonnant dans le noir, a regretté le député Jean-Michel Dolivo (La Gauche). Les employés des services publics vont immanquablement en faire les frais».

Sagesse genevoise

A l'inverse, le député a salué «la position sage et prudente du Conseil d'Etat genevois, pourtant à majorité de droite, qui a préféré attendre que les incertitudes soient levées au niveau fédéral.» Sa formation estime en effet que plus de 500 millions de pertes fiscales sont programmées pour les Vaudois.

Bien que des contreparties soient prévues, comme la hausse des allocations familiales et des subventions aux garderies et aux primes maladies, elles ne compenseront pas l'important cadeau fiscal fait aux entreprises, selon Jean-Michel Dolivo. «De plus, ce ne sont que les grandes entreprises et les multinationales qui vont y gagner, et pas les PME qui tirent la langue», a-t-il ajouté.

Conserver les emplois

«Il s'agit d'un grand et fructueux compromis», s'est de son côté félicité le conseiller d'Etat socialiste Pierre-Yves Maillard, qui a concocté ce paquet avec son collègue PLR Pascal Broulis. «Le but est que le canton conserve ses emplois», a insisté ce dernier.

Le député libéral-radical Frédéric Borloz a abondé dans ce sens, estimant qu'il fallait «savoir reconnaître l'intérêt du plus grand nombre et se laisser guider par le sens des responsabilités».

Référendum annoncé

Comme en premier débat, le reste du volet social du paquet RIE III - hausse des allocations familiales, subsides aux primes maladies - n'a guère suscité de discussions.

Par contre, un amendement des Vert'libéraux consistant en une baisse d'impôts de deux points sur les personnes physiques a été balayé. «Si l'on veut aider la classe moyenne, on ne peut pas moins bien tomber qu'avec cette mesure qui ne favorise que les riches», a prévenu le socialiste Samuel Bendahan.

Malgré cette victoire d'étape, la RIE III devrait faire l'objet d'un référendum au niveau cantonal, comme l'ont annoncé jeudi dernier les deux formations d'extrême gauche vaudoise, POP et Solidarité. Elles seront soutenues par le syndicat SUD qui a d'ores et déjà annoncé sa participation.

ats

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.