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Qui remplacera Pierre-Yves Maillard?

Ce dimanche a lieu le premier tour de l’élection complémentaire au Conseil d’Etat. Cinq candidats se présentent pour remplacer le ministre socialiste de la Santé.

Ce dimanche a lieu le premier tour de l'élection complémentaire au Conseil d'État vaudois. Résultats, commentaires et analyses: suivez en direct cette journée sur 24heures.ch tout au long de l'après-midi.

Le principal enjeu est de savoir qui sortira en tête, entre la socialiste Rebecca Ruiz et l’UDC Pascal Dessauges. Pour être élu au premier tour, il faut réunir plus de 50% des voix, ce qui semble totalement inatteignable pour l'une comme pour l'autre, car les suffrages vont se diviser entre les cinq candidats déclarés. Un second tour est donc attendu: il est agendé au dimanche 7 avril.

L'élection désignera le successeur du conseiller d’Etat socialiste Pierre-Yves Maillard. Élu en 2004, il quittera en mai le gouvernement cantonal après y avoir dirigé pendant quinze ans le Département de la Santé et de l'Action sociale (DSAS). Dans la foulée, il reprendra la présidence de l’Union Syndicale Suisse (USS).

La favorite de cette course au Conseil d’Etat, c’est Rebecca Ruiz. La socialiste lausannoise de 37 ans a pour mission de permettre à la gauche de maintenir sa majorité de quatre ministres sur sept au sein du Conseil d’Etat. Une supériorité qu’elle avait gagnée en 2011 après le décès du conseiller d’Etat UDC Jean-Claude Mermoud.

Rebecca Ruiz a successivement été conseillère communale à Lausanne (entre 2006 à 2012), députée au Grand Conseil (2012 et 2014), puis conseillère nationale (depuis 2014). Elle s’inscrit dans la continuité de Pierre-Yves Maillard et bénéficie du soutien de son parti et des Verts. Elle part favorite, mais pourrait pâtir de la multiplication des candidatures à gauche.

L’UDC doit convaincre tout l’électorat de droite

Face à elle, l’UDC Pascal Dessauges fait office de héros de la droite. Son objectif est clair: faire revenir l’UDC au Conseil d’Etat, tout en permettant à la droite de retrouver son ancienne majorité gouvernementale. Même s’il est soutenu par le Parti libéral-radical (PLR), qui compte déjà trois ministres, le préfet du Gros-de-Vaud de 54 ans devra convaincre l’électorat PLR de faire confiance à un candidat UDC. Trois autres concurrents s’y sont cassé les dents: Pierre-Yves Rapaz en 2011, Claude-Alain Voiblet en 2012 et Jacques Nicolet en 2017.

Entre les deux favoris, Axel Marion joue la carte du centre et pourrait terminer en troisième position. Le député du Parti démocrate-chrétien (PDC) est aussi soutenu par plusieurs petites formations politiques: le Parti vert’libéral, Vaud Libre, le Parti bourgeois-démocratique (PBD), le Parti évangélique (PEV) et l’Union démocratique fédérale (UDF). Egalement conseiller communal à Lausanne, ce quadragénaire travaille auprès de la Conférence des recteurs des Hautes Ecoles suisses.

Gauche radicale divisée

Un candidat de droite et un candidat du centre, mais trois candidats de gauche. En effet la gauche radicale part divisée dans la bataille et lance deux concurrents. Jean-Michel Dolivo a été le premier à sortir du bois. L’avocat de 67 ans se présente sous la bannière «Ensemble à Gauche». Député du mouvement SolidaritéS depuis 2007, il a le soutien de Décroissance-Alternatives (basée à Vevey) et de Solidarité & Ecologie (à Yverdon). Particularité : il est également soutenu par les Jeunes Verts.

Le Parti ouvrier et populaire (POP), lui, a lancé sa propre candidate: Anaïs Timofte, 27 ans. Diplômée en sciences politiques de l’Université de Lausanne, elle était encore inconnue l’année dernière. Vice-présidente du POP depuis l’automne dernier, elle est aussi soutenue par les Jeunes Verts et les jeunes socialistes, même si ces derniers accordent également leur soutien à la candidate officielle de leur parti.

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