Retour au calme pour le budget 2018 de l’État

Grand ConseilLes députés ont commencé à débattre sur les prévisions financières du Conseil d’État. Les tensions pressenties ne verront pas le jour.

Le Conseil d’État était présent in corpore, mardi, pour défendre son budget 2018.

Le Conseil d’État était présent in corpore, mardi, pour défendre son budget 2018. Image: JEAN-BERNARD SIEBER

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Avec l’énergie que la droite et la gauche ont mise à batailler sur les soins dentaires ces dernières semaines, tout le monde se demandait si le combat continuerait pour le budget 2018. Et si la droite aurait autant de peps pour retoquer le budget d’un gouvernement à majorité de gauche, mais défendu par un ministre de droite, Pascal Broulis.

Résultat: ça a plutôt été le retour au calme, ce mardi au Grand Conseil, alors que les députés ont commencé leurs discussions sur le budget. Celui-ci table sur des dépenses de 9,5 milliards de francs et des recettes de 62 000 francs plus élevées (notre édition du 27 septembre). Les élus ont accepté d’entrer en matière par 106 voix contre 9, avec 18 abstentions. Ils devraient formellement l’adopter, en premier débat, ce mercredi. Les discussions ressemblent à celles des années précédentes: seule la gauche radicale fait office d’opposition. Ce qui n’est pas une surprise, dans une période de cohabitation entre un gouvernement à majorité de gauche et un parlement à majorité de droite. Comme chaque année, tout est une histoire de vocabulaire lorsqu’il s’agit d’expliquer que les grands partis s’opposent mais acceptent quand même le budget à la quasi-unanimité. Ainsi la droite l’adoptera «du bout des lèvres, avec une moue qui démontre une profonde insatisfaction», selon le chef du groupe libéral-radical, Marc-Olivier Buffat. Son homologue de l’UDC, Philippe Jobin, dit du budget qu’il est «souffreteux, malingre, mais transparent», ainsi qu’«équilibré, mais délicat». Tous deux dénoncent la hausse des dépenses sociales.

À gauche, le président du PS, Stéphane Montangero, y voit au contraire un budget qui met les priorités «là où les Vaudois en ont besoin»: social, santé, prisons, accueil de jour. Quant au chef du groupe des Verts, Vassilis Venizelos, il estime que le gouvernement ignore les «signaux d’alarme» envoyés par le réchauffement climatique. Mais la gauche se réjouit que l’État soutienne «les plus démunis» et répète ses critiques face aux assureurs maladie.

La seule véritable différence cette année, minime, réside dans le fait que la gauche radicale occupe une place à la Commission des finances, en la personne d’Hadrien Buclin (solidaritéS). Dénonçant «une répartition de plus en plus inégalitaire des richesses», celui-ci pointe du doigt la réforme fiscale des entreprises: «Le gouvernement porte une politique financière qui ne fait qu’aggraver les inégalités sociales.»

Pour la suite, mercredi devrait être pareil à mardi, avec des refus successifs de toutes les propositions de la gauche radicale. (24 heures)

Créé: 06.12.2017, 07h56

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