Fin de grève sur le chantier de l'Hôpital Riviera-Chablais

RennazUn accord a été trouvé mardi soir entre les parties. Les employés temporaires reprendront le travail après les vacances de chantier.

«En grève» est désormais du passé dur le site de l'HRC. Le mouvement a duré deux jours.

«En grève» est désormais du passé dur le site de l'HRC. Le mouvement a duré deux jours. Image: Chantal Dervey

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Après deux jours de grève dont un de blocage de l'accès des poids lourds au site de construction de l'Hôpital Riviera-Chablais (HRC), un accord a été trouvé. La grève est levée.

Réunis pendant quatre heures à Morges au siège de l'entreprise Thermex, les représentants des parties ont signé un accord. Étaient présents, la direction de Thermex, des cadres de Steiner – l'entreprise générale sur le chantier –, des syndicalistes d'Unia et des grévistes. Maître d'ouvrage, HRC n'était pas représenté.

Steiner s'est engagé à se porter garant pour tous les frais de repas impayés, revendication majeure des 19 grévistes sous contrat avec des entreprises de travail intérimaire pour le compte de Thermex. Par ailleurs, les employeurs concernés garantissent du travail aux ex-grévistes jusqu'au 31 mars comme prévu à l'origine. Il n'y aura donc pas de mesures de rétorsion. «La réunion a été dure, mais on est arrivé à un accord», résume Lionel Roche, syndicaliste d'Unia.

Frais de repas à honorer

Cet accord était conditionné à un avis de droit qui devait être rendu par une commission paritaire après examen des conventions collectives de travail (CCT). Ces dernières sont en l’occurrence au nombre de deux. Une lie Thermex pour ses ouvriers fixes.

«La nôtre est respectée, c’est attesté, déclare Nicolas Faivre, patron de Thermex. Si l’autre ne devait pas l’être, je paierai ce que je dois. Ça fait trente ans que je fais ce métier, je n’ai jamais eu d’histoires. Je ne suis pas un voyou.»

L’entrepreneur morgien s’interroge toutefois sur les méthodes d’Unia. «Le syndicat aurait dû nous avertir à la base.» En fait, Unia s’était adressé à Steiner pour dénoncer une prétendue violation de la CCT, notamment en ce qui concerne les frais de repas, qui sont de 20 francs par jour et par employé. Nicolas Faivre regrette que la grève «ait sali l’image de Thermex».

La seconde CCT engage les trois sociétés intérimaires pour les employés temporaires. La commission paritaire a estimé qu’elle n’avait pas été respectée pour les frais de repas.

Steiner veut que cette affaire soit définitivement close. «Le climat est apaisé», souligne Thierry Diserens, l’un de ses cadres dirigeants. «Il n’y aura pas de poursuites et tous les partenaires souhaitent donc aller de l’avant pour un avenir serein sur le chantier.» (24 heures)

Créé: 20.12.2017, 16h18

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