L’hôpital de Rennaz sera achevé d’ici à la fin avril

ConstructionVisite guidée dans le gigantesque chantier de l’HRC, qui bat son plein.

Vidéo: Jean-Paul Guinnard

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Ça sent l’enduit et la colle, la peinture et le béton dans la vaste carcasse qui accueillera l’Hôpital Riviera-Chablais (HRC), à Rennaz, dont l’ouverture est prévue en juillet 2019. Au sol, sur les murs, au plafond, des kilomètres de câbles à tirer dans ce futur établissement valdo-valaisan qui réunira en un lieu unique les soins aigus des hôpitaux d’Aigle, de Vevey Samaritain, de Vevey Providence, de Montreux et de Monthey. Quant aux activités de gériatrie et de réadaptation, elles seront dispensées à Monthey et Vevey Samaritain qui abriteront également des permanences médicales. L’HRC couvrira les besoins médicaux d’un bassin de population de quelque 180 000 âmes.

En découvrant l’ampleur du chantier de ce gigantesque labyrinthe de 215 m de long sur 115 m de large, démarré en 2015, on se demande si les délais seront bien tenus. «Ils le seront», assure Marc-Étienne Diserens, président du conseil d’établissement et de la commission de construction. «Le déménagement de tout le matériel et des 1500 collaborateurs s’effectuera obligatoirement entre le 1er mai et le 30 juin.»

«En Suisse, on construit un hôpital tous les dix ans en moyenne»

L’entreprise générale et sa kyrielle de sous-traitants, en majorité vaudois, ont l’exigence de rendre leur copie avant. Quelques mandats pour les aménagements extérieurs sont encore à adjuger. «Le 30 avril, la construction ainsi que toutes les retouches doivent être terminées», précise Karl Halter. Le directeur du chantier insiste sur le caractère particulier de l’édification d’un hôpital: «Il s’en construit un tous les dix ans en Suisse, en moyenne.» L’établissement sera le plus important du canton après le CHUV, ouvert en 1982. C’est surtout l’un des plus grands chantiers vaudois de ce début de millénaire. Bien-être du patient

Dans la ruche du futur hôpital, environ 350 ouvriers s’affairent sur les cinq niveaux, dont quatre hors sol. «Le travail se fait par zone, pas par niveau», explique Karl Halter devant l’entrée nord – celle du personnel –, dont les échafaudages sont en cours de démontage. Un peu plus loin, là où sera installé l’arrêt des bus, on aperçoit l’emblématique séquoia géant. Sa présence rappelle qu’il y a encore peu de temps, des terrains de foot, un manège à chevaux, des fermes occupaient cette zone de la Grange des Tilles, vaste parcelle de 86 000 m2 en bordure de l’A9. À côté, une grande rampe d’accès trois pistes. Elles faciliteront le trafic, notamment des ambulances qui se rendront 24 heures sur 24 aux urgences au niveau 1. Sur le toit, deux héliports. Des deux côtés du bâtiment, les parkings. 230 places visiteurs, 380 pour les collaborateurs.

L’enveloppe prévue pour la construction est de 240 millions de francs. Y aura-t-il des surcoûts? «Oui, répond Marc-Étienne Diserens. Il est toutefois prématuré aujourd’hui de chiffrer ces dépassements qui restent raisonnables. Les surcoûts définitifs seront connus à la fin du chantier.» Retour au rez-de-chaussée, où on avait laissé l’an passé les services oncologie et radiothérapie en construction. Ils étaient les plus avancés, et c’est toujours le cas. «C’est quasi terminé, annonce le directeur du projet de construction. La deuxième couche de peinture vient d’être passée. On va fermer les faux plafonds, installer prises et tableaux électriques, poser le sol.» Grâce à une salle témoin de consultation, on peut se faire une idée des conditions de réception des patients. «Ça nous permet d’envisager et de réaliser les dernières modifications», ajoute Marc-Étienne Diserens.

Terrasse avec vue

Idem au 2e étage où sera réuni l’ensemble des chambres, simples (en majorité) ou doubles si la demande est plus forte. «Ce sont en tout 300 à 360 lits de soins aigus qui occuperont ce niveau», rappelle Patricia Claivaz, porte-parole de l’HRC. Tout a été imaginé pour accompagner avec quiétude la guérison du patient. Les chambres, où le bois et le blanc prédominent, sont vastes, 22 m2 pour les simples. Elles ont été conçues autour des salles de bains fabriquées en Italie et livrées il y a deux ans déjà. Chaque chambre à un lit jouira d’une terrasse avec vue sur un espace arborisé. Surtout, une paroi antibruit a été installée. Elle entoure tout le périmètre et oblitère la vue sur l’immense zone commerciale et le trafic permanent sur les bretelles de l’A9.

Les escaliers reliant les niveaux sont achevés, de même que les cages d’ascenseur. Le plateau technique sera installé au premier étage. Entre urgences et salle de réveil. C’est donc ici que les chirurgiens opéreront, dans dix blocs. On y voit d’impressionnantes plaques de plomb servant d’isolation. À côté, un très vaste espace où sera entreposé le matériel de stérilisation. À noter que «40% du matériel seront récupérés des hôpitaux du groupe appelés à fermer», précise Karl Halter. Dans un peu plus de 10 mois, le premier patient pénétrera dans cet immense complexe. (24 heures)

Créé: 14.08.2018, 17h40

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