Le ModernTimes Hotel a enfin ouvert ses portes

Saint-LégierMalgré les temps difficiles que vit l’hôtellerie, l’exploitant ne regrette pas d’avoir misé sur un quatre-étoiles.

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«C’est quand même fort, tout ce qu’il a fallu faire pour que l’hôtel n’ouvre pas trop tôt par rapport au musée!» Cette boutade du syndic de Saint-Légier, Alain Bovay, reflète la réalité. «L’accouchement administratif a été long», comme l’a souligné César Vuadens, membre de la direction générale de HRS, constructeur de l’établissement. Pourtant, le ModernTimes Hotel a bel et bien ouvert ses portes. Les premières chambres ont été louées le mois dernier, l’inauguration officielle s’est déroulée mardi. Cet hôtel aura valu seize ans de développement à Philippe Meylan (propriétaire du terrain et du bâtiment avec son associé). Pour rappel, le permis de construi­re date de 2009. «Pour ne pas le per­dre à son échéance, nous avons mis un trax sur le terrain pour gagner un peu de temps. Cela a fait sourire toute la région!» a avoué Philippe Meylan. L’hôtel a été pensé pour accueil­lir des hommes d’affaires à ce carrefour autoroutier: il dispose de 330 m2 répartis en six salles de conférences modulables. L’intérieur a été soigné (lire ci-contre), pour en faire un quatre-étoiles de catégorie supérieure (coût de construction: 35 millions).

«Nouveau dynamisme»

Pour rappel, la chaîne Marriott s’était un temps montrée intéressée, mais avait renoncé à s’engager dans un quatre-étoiles. Un trois-étoiles avait donc été pressenti, avant que l’exploitant actuel – RIMC Suisse, au bénéfice d’un bail longue durée – ne table sur un quatre-étoiles.

Pas de regret sur ce choix, avec les difficultés que traverse l’hôtellerie? «Absolument pas, répond Theophil Bucher, directeur général de RIMC Suisse. C’est un hôtel unique, dans un coin unique, qui n’aurait probablement pas vu le jour s’il n’avait été en lien avec le Musée Chaplin, tout proche (ndlr: qui ouvrira ses portes le 17 avril). Nous sommes certains que nous apporterons un nouveau dynamisme à toute la région, et ferons tout le nécessaire pour que ça marche.»

«Indispensable à la région»

Pour la phase de démarrage, un taux d’occupation de 58% est espéré pour les 138 chambres. La clientèle est-elle prête à payer le prix? De 210 fr., pour les chambres standards, à 450 fr. en haute saison, pour l’une des 10 Junior Suites de 48 m2. «L’investisseur n’a jamais voulu faire une auberge de jeunes­se, appuie Theophil Bucher. En Suisse, avec nos coûts, l’hôtellerie ne peut pas être bon marché. Nous aurons des prix flottants, comme tout le monde, mais ne serons pas un hôtel discount, parce que le produit est de niveau supérieur.» «Les cinq-étoiles, dont certains dans la région sont vieillissants, ont plus de problèmes, estime Philippe Meylan. Des entreprises qui envoyaient précédemment leurs employés en séminaires dans la catégorie supérieure les installent désormais dans des quatre-étoiles.»

Rémy Crégut, directeur du Centre de Congrès de Montreux, et Christoph Sturny, directeur de Montreux-Vevey Tourisme, applaudissent et insistent: «De tels établissements sont absolument indispensables à la région.» «Sans compter que l’hôtel est la première pierre du développement de ce proche périmètre», se réjouit Alain Bovay, en vue de l’implantation d’en­treprises dans la zone de la Veyre, au plus fort potentiel de développement économique de tout le canton. «On va peut-être passer des Temps modernes à La ruée vers l’or», imagine César Vuadens. (24 heures)

Créé: 23.03.2016, 21h07

Matériaux nobles

Les parquets sont en chêne massif. Le carrelage a cédé la place à de la pierre naturelle. Le tout dans des tons reposants et chics, gris taupe. Très étonnant: bien que le giratoire tout proche soit l’un des plus fréquentés du canton, l’hôte du ModernTimes Hotel ne perçoit aucun bruit de l’extérieur. «Pour les questions phoniques et d’autres aspects, nous sommes allés bien au-delà des normes», explique Guillaume Bilger, chef de projet pour HRS. L’entreprise ne s’est pas seulement occupée de la construction, mais d’absolument tout, «jusqu’aux petites cuillères», sourit Guillaume Bilger. «Cela a permis de restreindre les délais et de tenir les budgets, précise César Vuadens, membre de la direction générale. Nous avons travaillé avec beaucoup d’entreprises locales, sauf pour l’architecture d’intérieur, où les Italiens sont les?meilleurs.»

La présence de Chaplin est permanente, mais par touches. Par exemple, dans les tableaux surplombant chaque lit. Qui possèdent «les mêmes matelas que dans des hôtels de luxe», souligne Theophil Bucher, directeur de RIMC Suisse, exploitant. Au sud, un jardin méditerranéen a été installé, avec muret de pierres et oliviers. «L’eau de pluie est récupérée tant pour les WC du sous-sol que pour l’arrosage extérieur», précise Guillaume Bilger.

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