Les acteurs économiques de Vevey passent à l’attaque

Place du MarchéLes deux entités phare de la ville – la SIC et l’ACV – réclament un parking souterrain financé par des privés, une solution recalée plusieurs fois et écartée par les autorités.

Laurent Addor (à gr.) et Yvan Leupin haussent le ton: ils entendent faire pression sur les autorités pour obtenir un parking souterrain sous la place du Marché.

Laurent Addor (à gr.) et Yvan Leupin haussent le ton: ils entendent faire pression sur les autorités pour obtenir un parking souterrain sous la place du Marché. Image: Patrick Martin

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Touche pas à mes places de parc! Ils étaient une poignée de commerçants à s’insurger il y a dix jours contre toute suppression dans le cadre du réaménagement de la place du Marché (notre édition du 27 septembre). Désormais, les deux représentants du tissu économique de Vevey – la Société industrielle et commerciale (SIC) et l’Association des commerçants (ACV) – leur emboîtent le pas.

L’intention est de défendre bec et ongles une vision claire: une place du Marché libérée de ses 450 places en surface et un parking en sous-sol financé par des privés. «La solution la plus pragmatique et la plus empreinte de bon sens», considère Yvan Leupin, président de la SIC depuis une année. A ses côtés, Laurent Addor, président depuis quelques mois de l’ACV, cite l’exemple de la place d’Armes d’Yverdon où la Ville s’apprête à supprimer le parking pour la rendre plus conviviale et confier au groupe Marti/Amag la construction d’un parking souterrain à 50 millions. «A Vevey, nous serions prêts à trouver un tel investisseur.»

Problème, la Ville défend une tout autre vision: supprimer la moitié des places après la Fête des Vignerons de 2019 pour les réaffecter dans deux parkings à créer derrière la gare et à Entre-deux-Villes ainsi que dans divers parkings privés, et réaménager la place pour 10 millions. L’option d’un parking souterrain n’est plus d’actualité après divers échecs et un vote clair du Conseil communal en décembre 2016. «Il n’y a aucune majorité politique pour soutenir un tel scénario, coupe court le municipal de l’Urbanisme Jérôme Christen. C’est une question qui a été largement débattue. Le train est passé.»

Ni la SIC ni l’AVC – qui représentent quelque 400 commerces et entreprises de la ville, dont Nestlé et les grandes surfaces – ne l’entendent pourtant de cette oreille. Et Laurent Addor joue aussi de la métaphore ferroviaire: «Le train du réaménagement de la place est en marche et nous voulons l’aiguiller différemment. Vus les échanges stériles avec la Municipalité, nous allons désormais commencer à agir pour nous faire entendre.»

Des moyens de pression

Comment? «Tout d’abord en communiquant notre position par divers moyens, explique Yvan Leupin. Ensuite, en faisant la synthèse des contributions de nos membres aux manifestations veveysannes qui s’élève à plus de 1 million par an. Nous serions navrés d’en arriver là, mais s’il faut toucher aux sous pour se faire entendre, nous le ferons. Enfin, une action de lobbying pour attaquer certaines décisions des autorités.»

Jérôme Christen se dit pour le moins surpris: «Nous avons eu plusieurs occasions d’entendre l’avis de la SIC et de l’ACV et toutes deux sont par ailleurs représentées dans les groupes de travail de la démarche participative en cours et même au sein du jury qui choisira le projet final. Quant à couper dans les contributions, c’est un débat qui n’a pas lieu d’être. Du reste, ces aides sont aussi allouées dans l’intérêt des acteurs économiques.» (24 heures)

Créé: 05.10.2017, 21h00

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