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A Aigle, des arbres menaçants doivent être sacrifiés

L’abattage de conifères se fera à l’aide d’un hélicoptère. Le trafic des voitures et du train Aigle-Leysin seront interrompus.

Trois grands arbres seront abattus dans le parc Mon-Séjour. Le trafic du train et des voitures sera interrompu.
Trois grands arbres seront abattus dans le parc Mon-Séjour. Le trafic du train et des voitures sera interrompu.
Chantal Dervey

Trois immenses arbres dans le parc communal Mon-Séjour et trois autres aux Glariers doivent être abattus. Pourtant sains, ils posent des problèmes en termes de sécurité. La Municipalité d’Aigle vient de prendre la décision de les détruire. L’arrêt figure au pilier public avec un délai de 30 jours pour s’y opposer éventuellement. Si ce n’est pas le cas, ils seront abattus immédiatement. La demande a été préalablement adressée au Service des forêts du canton.

Ce sont les arbres du 21 de la rue de la Gare, dans le beau parc Mon-Séjour, propriété communale depuis 1999, qui sont les plus problématiques. Leurs racines ont largement empiété sur le muret surplombé de grilles qui longe la propriété. Il est considérablement abîmé. «En cas de gros coup de vent, il existe un réel danger de voir des branches arrachées tomber sur la rue», précise le municipal Grégory Devaud. De surcroît, la rue de la Gare est un axe de circulation très fréquenté du centre-ville aiglon. L’artère est aussi lieu de passage de la ligne de train Aigle-Leysin (AL), deux fois par heure.

Les travaux devraient durer un jour

Normalement, l’action ne devrait prendre qu’une journée. Mais elle n’est pas simple et requiert l’assistance d’un hélicoptère pour mener à bien et rapidement cet ouvrage, en raison précisément de la proximité de la ligne de chemin de fer et de la route, mais encore du chantier en cours au carrefour Gare-Margencel.

«Le travail sera mené par le service communal de la division des forêts appuyé par des spécialistes d’abattage habitués à travailler sur un territoire communal et par un hélicoptère de l’entreprise Rotex. Les coûts seront moindres et l’action limitée au strict minimum en termes de survol», poursuit l’édile.

Ces beaux arbres menaçants trônent dans le parc Mon-Séjour. Propriété communale mais privée, on y trouve encore des vignes. «Dans le cadre de la valorisation des espaces publics de la ville, nous restons attentifs au développement du parc, non constructible, et qui sera un jour rendu à la population», note le syndic, Frédéric Borloz.

Un parc chargé d'histoire

Dans ce même parc se trouve la très belle maison éponyme construite au XIXe siècle. «Ce bâtiment est attribué à l’architecte François Jaquerod dont il présente quelques éléments caractéristiques de son oeuvre comme la composition de la façade sud avec son avant-corps saillant sous un toit à deux pans ou encore la forme des fenêtres à chambranle mouluré à crossettes», informe l’archiviste Michèle Grote.

D’abord exploité en hôtel-pension, Mon-Séjour est occupé à partir de 1881 par la congrégation de Sainte-Clotilde qui rachète Mon Séjour pour y créer un pensionnat de jeunes filles . Une extension est construite plus tard. L’internat ferme, puis l’école devient mixte en 1992. Son parcours s’achève avec la vente du bâtiment Mon-Séjour à la commune qui a acquis maison et parc pour 4 millions de francs (payables alors en quatre annuités). La transformation des immeubles a coûté 830'000 francs.

«Aujourd’hui, les locaux du bâtiment historiques abritent activités, sports et musique notamment, ainsi qu’une garderie», complète le syndic. L’extension est, elle, occupée par l’Union cycliste internationale (UCI), qui y loge ses sportifs en stage au Centre mondial du cyclisme d’Aigle.

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