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A Aigle, «Ton armée» a mené son opération séduction

Un millier de soldats ont accueilli plusieurs centaines de visiteurs samedi sur la place Knie

La population était invitée pour un tour en véhicule militaire, la tête protégée par un casque à vélo.
La population était invitée pour un tour en véhicule militaire, la tête protégée par un casque à vélo.
Chantal Dervey
La population était invitée pour un tour en véhicule militaire, la tête protégée par un casque à vélo.
La population était invitée pour un tour en véhicule militaire, la tête protégée par un casque à vélo.
Chantal Dervey
Journée portes ouvertes du Bataillon de carabiniers 14, sur la place Knie à Aigle.
Journée portes ouvertes du Bataillon de carabiniers 14, sur la place Knie à Aigle.
Chantal Dervey
Démonstration de contrôle à un checkpoint, devant le public.
Démonstration de contrôle à un checkpoint, devant le public.
Chantal Dervey
L'armée a organisé une journée portes ouvertes sur le terrain Knie aux Glariers à Aigle.
L'armée a organisé une journée portes ouvertes sur le terrain Knie aux Glariers à Aigle.
Chantal Dervey
L'armée a organisé une journée portes ouvertes sur le terrain Knie aux Glariers à Aigle.
L'armée a organisé une journée portes ouvertes sur le terrain Knie aux Glariers à Aigle.
Chantal Dervey
L'armée a organisé une journée portes ouvertes sur le terrain Knie aux Glariers à Aigle.
L'armée a organisé une journée portes ouvertes sur le terrain Knie aux Glariers à Aigle.
Chantal Dervey
L'armée a organisé une journée portes ouvertes sur le terrain Knie aux Glariers à Aigle.
L'armée a organisé une journée portes ouvertes sur le terrain Knie aux Glariers à Aigle.
Chantal Dervey
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Plein soleil pour un samedi gris-vert, à Aigle. De 10 heures à 15 heures, à l'enseigne de l'opération «Ton armée», les mille hommes du bataillon de carabiniers 14 ont investi la place Knie et ont, entre démonstrations et animations interactives, joué les VRP de la cause. «Avec la réduction du nombre de soldats – de 600 000 avant la réforme Armée 95 à 200 000 avec Armée XXI – le grand risque est de voir les liens avec la population se distendre. Il est important de montrer et d’expliquer ce que nous faisons», explique le capitaine Edric Speckert entre un stand proposant de poser avec un sniper et la tente de la Société militaire des carabiniers genevois. En uniforme d’époque, les membres de cette association se veulent les garants de l’histoire d’une troupe née en 1824 sous l’impulsion de Guillaume Henri Dufour, alors pas encore général et figure presque sainte de l’histoire suisse.

Samedi, ce sont donc les héritiers du général Dufour qui apprenaient aux très nombreux visiteurs la différence entre un Fass 90 et un fusil Sako. Ou entre un Duro blindé et un char Piranha. Tous auront encore eu la possibilité de goûter au mythique Chili con carne réchauffé au feu de bois, dans un campement monté tout exprès dans un angle du terrain. Juste à côté, les enfants, grimés et ravis d’enfiler le treillis pour l’occasion, se mesurent sur un parcours du combattant au bout duquel les attendent les fameux biscuits et chocolats de l’armée. Ceux-là même que des générations de gosses de toute la Suisse sont allé quémander au passage des militaires.

Opération «essentielle»

Ce souvenir, Yannick Buttet le partage. Attablé à l’heure de l’apéro, le conseiller national valaisan (PDC) est venu en voisin. A double titre. D’abord parce qu’il a suffi au président de Collombey-Muraz de traverser le Rhône pour venir voir «la famille». Mais surtout parce qu’il commande l’autre bataillon de carabinier romand, le Vaudois. «Avec Armée XXI, on a enfermé les soldats dans les casernes. C’est une grande erreur politique, car en renonçant aux cantonnements dans les communes, on a perdu du lien qui doit nous unir à la population. Nous sommes une armée de citoyens qui doit vivre avec les citoyens!» Bref, Yannick Buttet était ravi de cette opération, «absolument essentielle».

«Une telle manifestation rapproche l’armée et toute la population, sans distinction d’âge ou même d’origine»

Assis juste à côté et lui aussi conseiller national, mais aiglon et PLR, le syndic local Frédéric Borloz appréciait tout autant le moment. «Déjà ça me rappelle des souvenirs, admet-il en riant. On ne peut pas s’empêcher de comparer leur matériel au nôtre, qui était évidemment plus lourd! Une telle manifestation rapproche l’armée et toute la population, sans distinction d’âge ou même d’origine.»

Car c’est vrai, difficile de dégager une étiquette claire parmi les visiteurs. Il y a bien sûr les parents et les petites amies, qui viennent observer le fiston ou l’amoureux. Il y a aussi le grand-père qui emmène son petit-fils et lui raconte tous ses souvenirs d’ancien combattant. Et ce garçon, si fier de son papa en treillis. Ces touristes, encore, à qui un soldat explique dans un anglais hésitant le fonctionnement du lance-roquettes Panzerfaust. Enfin, ces enfants, fusil dans le creux de l’épaule, ravis d’entendre que le Fass 90 est l’une des meilleures armes au monde. «Cette diversité est belle, et à l’image de notre armée», se réjouissait encore le capitaine Speckert.

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