«L'employée est arrivée dans notre magasin ligotée et en larmes»

AigleMercredi vers 7h15, le guichet CFF d'Aigle a été le théâtre d'un brigandage. L'auteur a pris la fuite. Récit.

La gare d'Aigle.

La gare d'Aigle. Image: David Genillard

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Une bande de rubalise barre l'accès au guichet CFF. Deux employés en gilet jaune répondent aux questions de voyageurs, indiquant que l'office restera fermé toute la journée. Mercredi matin, l'émoi règne en gare d'Aigle.

Vers 7h15, une employée des CFF arrive pour ouvrir le guichet. Selon les témoignages recueillis sur place, un homme cagoulé l'attendait à proximité de la porte, située sur le quai numéro 1. Il a poussé la jeune femme de 23 ans à l'intérieur, la menaçant d'une arme à feu. Dans l'office, il s'est fait remettre une somme d’argent par l'employée avant de la ligoter et de prendre la fuite.

«J'ai coupé ses liens et j'ai tenté de la rassurer»

Son agresseur parti, la jeune femme a pu se rendre dans le magasin Coop Pronto, situé dans le même bâtiment. «Elle est arrivée ligotée et en pleurs, raconte Olivier Lambiel, vendeur dans le commerce. J'ai coupé ses liens et j'ai tenté de la rassurer. Elle a tenu à retourner dans le guichet pour déclencher l'alarme. La police est arrivée peu de temps après.» Arrivé à 7h20 où il a rejoint deux collègues déjà présents, le Montreusien dit n'avoir rien entendu. L'important déploiement de police n'a pas permis d'appréhender le malfrat. La police cantonale communique son signalement: un homme, grand, mince, qui portait une veste bleue à manches blanches et des gants au moment des faits. Il parle français sans accent.

Ni la police ni les CFF ne communiquent sur les montants dérobés. L'entreprise ferroviaire n'en dira pas davantage sur la fréquence de ces brigandages ni sur les consignes données au personnel en cas d'attaque, par souci de sécurité. Porte-parole des CFF, Jean-Philippe Schmidt indique toutefois que la victime a été prise en charge par son supérieur direct, présent rapidement sur place. Un soutien psychologique a été mis en place.

Dans le kiosque voisin, la gérante Dorine Piras confie son inquiétude. J'ouvre habituellement à 5h30 et je ne suis jamais à 100% tranquille. Mais à cette heure-là, il y a toujours quelques personnes sur le quai. Ce qui est étonnant, c'est que ce braquage a eu lieu à 7h15, sur le quai. Il a dû préparer son coup pour ne pas se faire voir.» Son commerce n'a jamais subi un tel événement. «Le pire qu'on ait vécu, c'est un cambriolage en pleine nuit. Mais je le dis à tous nos employés: si cela doit se produire, ne discutez pas, donnez tout l'argent.»

Créé: 29.01.2020, 15h11

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