Aigle se penche sur ses ponts en piteux état

Riviera-ChablaisDeux ouvrages sur la Grande-Eau vont être reconstruits. Un troisième datant de 1835 et qui menace de s’effondrer pourrait être réhabilité.

Le pont du Larrevoin a été édifié en 1835.

Le pont du Larrevoin a été édifié en 1835. Image: © GTG - GLAUSER/TARA

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Le Conseil communal d’Aigle va se pencher cet automne sur l’octroi à la Municipalité d’un crédit de 910'000 francs. L’enveloppe servira à démolir et reconstruire deux ponts qui franchissent la Grande-Eau. Les ouvrages d’art des Farettes et des Sapeurs, construits il y a 75 ans, sont érodés et ne supportent plus le passage de véhicules. «Or, ils sont essentiels pour que les employés des Services des forêts et des eaux puissent se rendre des Farettes aux Fontaines Claires, là notamment où se trouvent nos captages d’eau», déclare Grégory Devaud, municipal en charge du dossier.

Les autorités successives sont conscientes depuis 2001 du mauvais état de ces deux ponts, mais la décision de les refaire a été reportée. Études et diverses concertations ont repris en 2015, avec des projets précis pour le type futur de construction et la participation financière de l’État. Une demande de subvention a été déposée. Le dossier a également été soumis à consultation publique, qui s’est achevée ce jeudi.

Les futurs ouvrages seront des ponts mixtes en acier-béton. Celui des Farettes sera long de 20 m et large de 3,40 m. Même largeur pour celui des Sapeurs, dont la longueur sera de 17,85 m. «Nous espérons, en cas d’accord du Conseil communal, pouvoir engager rapidement les travaux, soit dans le courant de l’automne. Leur durée ne devrait pas excéder trois mois», poursuit l’édile.

Il faut sauver le Larrevoin

Un autre ouvrage d’art est à réhabiliter complètement: le beau pont voûté du Larrevoin, construit en 1835 sur l’ancienne route des Ormonts, sur la rive droite de la Grande-Eau. Classé en note 2, il menace carrément de s’effondrer. Le passage des véhicules par l’arche historique du Larrevoin a été abandonné lors de la création d’un nouvel itinéraire routier en 1871.

«D’aucuns aimeraient qu’il s’effondre et finisse en miettes au fond d’une gorge de la Grande-Eau, mais moi, je souhaite qu’on le sauvegarde», plaide le syndic, Frédéric Borloz. Grégory Devaud indique encore qu’il a déjà demandé «un devis pour estimer les coûts d’une telle rénovation: 800'000 francs». Selon le municipal, «Canton et Confédération pourraient débloquer des subsides dans le cadre de l’entretien des routes et ponts historiques».

Il s’agira – après étude, éventuels subsides et autre enquête publique pour sa réhabilitation – de faire passer la pilule de son financement au Conseil communal. En 1996, la Municipalité, dont faisait partie Joseph Devaud, père de Grégory, avait échoué. La commission d’étude et celle des finances avaient estimé la dépense «inconsidérée». Le parlement aiglon avait refusé l’octroi de 467'000 francs, dont 312'000 à charge de la Commune.

Source: «Presse Riviera-Chablais» du 21 juin 1996

Créé: 22.08.2019, 16h55

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