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Aigle reçoit un legs de vitraux magistraux

La Commune s’est vue doter d’une dizaine de vitraux, œuvre du célèbre maître-verrier Edouard Diekmann. Ils ont longtemps orné un café prisé des Aiglons.

Les vitraux aiglons ont été installés en 1908 au Café de laBanque. Ils représentent la vigne et le vin.DR
Les vitraux aiglons ont été installés en 1908 au Café de laBanque. Ils représentent la vigne et le vin.DR
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Noël est arrivé avant l’heure pour la Commune d’Aigle! Récemment, la Municipalité a informé avoir reçu un lot d’une dizaine de vitraux. Ils font l’objet d’un legs de Paul Meister, décédé en décembre 2018 à Bâle. Les vitraux se trouvaient alors dans sa maison aiglonne, à l’avenue du Chamossaire. Paul Meister les avait acquis dans une vente aux enchères en 2012 à Lausanne.

Remis à la Commune, le lot a été examiné par Andréa Pyroth, archiviste, et Corinne Moesching, déléguée à la culture. Elles ont conclu à l’intérêt manifeste que représente cette donation. Forcément figurent, dans cette donation, des œuvres magistrales d’Edouard Diekmann (1852-1921). Ce célèbre maître verrier né à Hambourg a reçu une médaille d’argent à l’Exposition internationale de la cité hanséatique en 1889. Il migra à Genève, puis s’installa à Lausanne en août 1900, d’abord à la route d’Échallens, puis à Ouchy.

Bateaux, hôtels, églises

La Suisse doit à Diekmann de très nombreux vitraux, notamment à La Chaux-de-Fonds ou au Locle. Les bateaux à vapeur de la CGN Montreux et Général Dufour en furent aussi dotés. Sur Vaud, ses créations magistrales ont fleuri dans de nombreuses villas –comme à Lausanne–, à l’Hôtel des Alpes à Territet, à l’Hôtel Suisse et au Majestic à Montreux. Mais aussi aux églises de Belmont et de Corbeyrier, à l’abbatiale de Romainmôtier. Sa pièce la plus remarquable est sans doute la majestueuse coupole de l’Hôtel Beau-Rivage, à Lausanne. Le Musée historique de Lausanne possède douze de ses vitraux.

Installés en 1908

Ses vitraux aiglons ont été installés au Café de la Banque, au 4 de la place du Marché, en 1908. Ils représentent la vigne et le vin. La monographie «Aigle», somme de plus de 400 pages et 1000 photos qui sortira courant mars, revient largement sur ces vitraux. Une étude a été menée par Fabienne Hoffmann, historienne des Monuments, spécialistes des cloches et vitraux.

«Nous traitons bien évidemment ce lot unique avec la plus infinie des précautions, mais l’idée est de les exposer un jour, de manière temporaire ou permanente», déclare le syndic Frédéric Borloz.

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