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Aigle verrait bien de l’art dans ses anciens abattoirs

La Municipalité planche pour créer un pôle artistique et culturel dans les halles situées au centre-ville

Les abattoirs, érigés au début du XXe siècle, sont à l’abandon depuis 1998. Ils servent désormais de dépôts.
Les abattoirs, érigés au début du XXe siècle, sont à l’abandon depuis 1998. Ils servent désormais de dépôts.
CHRISTIAN BRUN

La Municipalité a placé le développement de la culture au centre d’Aigle comme l’un des axes principaux de son Schéma directeur des espaces publics. Le projet a été accepté à l’unanimité par le Conseil communal il y a un mois. Une des premières mesures pourrait être la rénovation des anciennes halles des abattoirs, propriété de la Ville, en pôle culturel et artistique.

Situé à la rue du Molage, entre l’arsenal fédéral et la médiathèque new-look, l’ancien équarrissoir est à l’abandon depuis 1998. Cette année-là, l’État a imposé sa fermeture – comme pour bien d’autres dans le canton –, car le lieu érigé au début du XXe siècle n’était plus aux normes. En 2004, il a été question de transformer l’ancien abattoir en collège provisoire, mais l’opposition d’un voisin a enterré le projet.

Les bâtiments sont donc inutilisés depuis deux décennies. «Ils sont abîmés, c’est dommage, et servent de dépôts. La cour est utilisée comme fourrière», explique la municipale Isabelle Rime. L’Exécutif planche donc sur une réaffectation. Il y a deux mois, le collège a pris la décision de confier une étude à un bureau d’architectes. «Il est chargé de nous faire des propositions de transformation en un lieu de soutien à l’offre culturelle et artistique. Tout est ouvert. Nous attendons les résultats», poursuit l’édile. «Cette préoccupation des autorités est une très bonne chose. C’est toujours intéressant et vivifiant de pouvoir transformer ces anciens bâtiments industriels au cœur de la ville en lieu de culture. Après, il faut que les loyers soient adaptés», déclare Olivier Estoppey, sculpteur installé dans la friche du Moulin-Neuf, au centre d’Aigle.

Un écrin pour le Waouw?

Une fois réhabilitée, la vieille écorcherie, composée de deux grands bâtiments en L, pourrait devenir notamment le nouvel écrin du Théâtre Waouw. D’abord hébergée dans l’ancien Cinéma Cosmos, au centre-ville, l’institution a dû migrer, en février 2016, dans la zone industrielle. Même si ses deux codirecteurs se démènent pour faire convoyer le public par navettes, ce n’est pas la même chose que de proposer des créations au cœur de la cité. «Nous avons visité les locaux en février avec Mme Rime», relate Claire Wenger, codirectrice, avec Clément Reber, du Waouw. «Il faut voir si les volumes sont aménageables, mais c’est assez grand. Nous pourrions, outre la salle de spectacles, proposer un espace de répétitions pour les compagnies invitées et pour notre école de théâtre, qui compte 50 élèves, et encore des cafés-concerts dans le foyer. Tout ce que nous avons dû abandonner en zone industrielle», poursuit la comédienne.

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