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Les Alpes vaudoises font le plein pour les premières épreuves

Le public est venu en nombre assister aux deux Super-G des Diablerets, vendredi. Reportage.

Vendredi, le super-G féminin a attiré la foule aux abords de la piste de la Jorasse.
Vendredi, le super-G féminin a attiré la foule aux abords de la piste de la Jorasse.
Chantal Dervey

«Ceux qui assuraient que ces Jeux n’attireraient personne ont leur réponse.» Vendredi, à l'issue du super-G féminin des Jeux olympiques de la jeunesse, Éric Liechti avait le sourire. «On s’est démenés pour que ces épreuves se déroulent de manière idéale et on voit le résultat», poursuit le municipal chargé du Tourisme à Ormont-Dessus. S’il a un peu boudé le super-G masculin l’après-midi en raison d’une météo mitigée, le public est venu en nombre soutenir les skieuses au Meilleret dès 10h30.

L’arrivée des courses, déplacée de plusieurs centaines de mètres en amont en raison du manque de neige , il faut véhiculer les spectateurs sur la piste. À 9h30, une foule compacte tente déjà de s’engouffrer dans un bus-navette; certains déplorent une attente un peu longuette mais font preuve de patience. «La décision de déplacer l’arrivée est intervenue tard, réagit Simon Rouèche, responsable du site olympique ormonan. Nous n’avons pas eu l’occasion de tester ce dispositif avant, mais il semble qu’il fonctionne. Nous allons commander d’autres navettes pour le week-end.»

En effet, l’affluence a dépassé les espérances des organisateurs. «Je ne m’attendais pas à ça pour un vendredi matin», reconnaît Simon Rouèche à chaud. «Après un tel début, ça va être le rush ce week-end», estime Dario Pernet, municipal. Dans le public, on croise des indigènes, des parents venus soutenir leur enfant «et beaucoup de personnes montées depuis la plaine pour assister aux courses», se réjouit Simon Rouèche. Ce dernier s’estime heureux. «Les propriétaires du terrain où nous avons installé l’arrivée nous ont accueillis avec bienveillance et nous ont beaucoup aidés.»

800 élèves au rendez-vous

Au pied du Meilleret, plusieurs dizaines de petits écoliers de Château-d’Œx avalent un goûter en attendant le bus qui doit les emmener vers la piste de la Jorasse. «Ils sont 80 au total», précise une institutrice. On les retrouve un peu plus tard, se lugeant près du cirque d’arrivée. «C’est une véritable satisfaction de voir ça! s’enthousiasme Éric Liechti. Au total, nous accueillons 800 élèves pour ce premier jour et 500 à 600 en moyenne les autres jours.» Aux Diablerets, Blaise Rouiller, patron d’un magasin de sport de la station, s’en réjouit. «Parmi ces élèves, il y en a qui n’ont pas forcément l’occasion de s’essayer au ski autrement.»

Alors que Les Diablerets entament six jours de compétitions de ski alpin, les retombées sont déjà palpables dans la station. «Il faudrait organiser ces Jeux chaque année, sourit Alexandre Pichard, patron de l’Auberge de la Poste. On a très bien travaillé à midi, et cela fait quelques jours qu’on a du monde, avec les équipes techniques qui logent sur place, les bénévoles, l’armée... On a une semaine de compétitions, mais on va pouvoir bosser trois semaines, avec les préparatifs et le démontage, ce dans une période habituellement très calme.»

Catherine Sthioul-Cossy confirme. La fenêtre du Guichet du terroir, installé dans la gare des Diablerets, lui offre une vue imprenable sur le quai de l’ASD, occupé par une quarantaine de jeunes athlètes en ce début d’après-midi. «Il y a beaucoup de passage ici.»

Commerçants mobilisés

Les commerçants ont senti le filon et se sont mobilisés: au village, les vitrines ont été décorées aux couleurs des Jeux. Plusieurs restos proposent la fondue 2020 à 20fr.20 et l’équipe d’Alexandre Pichard a concocté un menu intercontinental pour symboliser les anneaux olympiques. «Les membres de l’ARCAD (ndlr: Association des restaurateurs, commerçants et artisans des Diablerets) ont ouvert une cantine au pied des pistes pour prolonger un peu les compétitions, explique Catherine Sthioul-Cossy. On a diffusé la cérémonie d’ouverture en direct jeudi et on a fait le plein.» Vendredi soir, le concert de Bastian Baker à la Maison des Congrès affichait également complet.

À Villars, on a aussi vécu un premier jour de compétition en fanfare. «Il y a eu une grosse ambiance ici, surtout avec le doublé suisse en ski-alpinisme, raconte Marc-Henri Duc, directeur de l’École suisse de ski locale. On a eu autant de monde, voire plus, que lors des Championnats du monde de ski-alpinisme l’an dernier. La sauce a mis du temps à prendre: c’est une sauce à la Suisse. Elle n’a pas pris il y a six mois, mais il y a quatre jours.»

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