Un an après, la noyée de Clarens reste une énigme

DrameLe corps de Marina S., qui a disparu dans le lac en juillet 2017, n’a toujours pas été retrouvé. Une situation peu courante.

La plage du Pierrier, à Clarens. La robe et les sandalettes de Marina S. ont été retrouvées sur la grève. Le 4 juillet 2017, elle était partie pour une baignade. «On ne peut pas lui donner de sépulture», déplore un ami qui avait donné l’alerte.

La plage du Pierrier, à Clarens. La robe et les sandalettes de Marina S. ont été retrouvées sur la grève. Le 4 juillet 2017, elle était partie pour une baignade. «On ne peut pas lui donner de sépulture», déplore un ami qui avait donné l’alerte. Image: Chantal Dervey -A

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Âgée de 51 ans, Marina S. a disparu le 4 juillet 2017 vers 20 h. Elle était partie se baigner à la plage du Pierrier à Clarens (commune de Montreux). Seules sa robe et ses sandalettes ont été retrouvées sur la grève. Originaire de Russie, elle vivait en Suisse depuis plus de vingt ans et résidait, selon sa dernière adresse connue, au centre de Montreux. C’est une connaissance, chez qui elle avait laissé ses effets personnels dans un appartement proche de la plage, qui a donné l’alerte.

Au large de la même plage, un octogénaire, en août 2017, et un adolescent, en juin, se sont également noyés. Leurs corps ont été retrouvés. Le premier gisait à 50 m de profondeur, le second à 12 m. Marina, elle, est toujours portée disparue. «Je n’ai personnellement pas le souvenir d’un noyé que l’on n’ait pas retrouvé», dit un sauveteur du lac fort de 30 ans d’expérience. «C’est en effet peu courant. En principe on les retrouve», déclare Michel Detrey, président de la Société internationale de sauvetage du Léman. Un homme était tombé d’un bateau de la CGN au large des Grangettes. Mais ça remonte déjà à quelques années.» C’était en 2004.

Appel à témoins

Un procureur a instruit l’affaire. La police cantonale a de son côté lancé un appel à témoins, relayé et partagé sur les réseaux sociaux. Sur Facebook, deux Montreusiennes se souviennent avoir vu nager une dame blonde au large.

Autour du Pierrier, dans l’eau comme sur terre, la police cantonale a effectué de nombreuses recherches. «Une enquête de voisinage a également été menée, de même que la prise de renseignements auprès de sa famille avec laquelle nous sommes d’ailleurs toujours en contact et qui, à cette date, n’a toujours pas reçu de nouvelles de son côté», résume Alexandre Bisenz, chargé de communication. Marina a pour seule famille en Suisse une sœur, Olga, qui réside à Lausanne. Mais aussi une fille qui vit en Russie.

Durant plusieurs jours après l’annonce de la disparition, la brigade vaudoise du lac a intensément cherché la Montreusienne. «Tant en surface qu’en plongée avec notamment l’aide du sonar de la brigade du lac de la police cantonale genevoise, mais sans résultat. Les recherches ont ensuite été interrompues, mais reprennent sporadiquement. Par exemple les 29 et 30 janvier, la brigade du lac a engagé son robot pourvu d’une caméra afin de vérifier deux points qui se situaient à 120 mètres de profondeur, mais il s’est avéré que ce n’étaient que des troncs d’arbre», détaille Alexandre Bisenz. L’ami qui a informé la police n’y croit plus. «Je suis tellement triste, d’autant plus qu’on ne peut pas lui donner de sépulture.»

Corps piégé?

Le corps a peut-être dérivé, comme il peut être piégé en bordure du Pierrier. Où ça? «Dans des câbles ou des tuyaux. C’était une décharge dans les années 1950-1955. Il y a là 100 m de profondeur, à seulement 50 m de la berge, indique Michel Detrey. Il y a quantité de choses et déchets au fond. Même des camions.»

Créé: 24.08.2018, 16h16

(Image: BADI-INFO)

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