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L’art cinétique se remet en mouvement à Aigle

L’exposition estivale Spirale repart pour un tour. Six mobiles sont installés dans le parc de l’École professionnelle.

Les Oiseaux de Raoul Thonney.
Les Oiseaux de Raoul Thonney.
Chantal Dervey
Le Soleil de René Progin.
Le Soleil de René Progin.
Chantal Dervey
L'attelage de Dominique Andreae.
L'attelage de Dominique Andreae.
Chantal Dervey
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Mettre en mouvement la sculpture du Fribourgeois Jimmy Y’a Q’a et voir son petit chariot glisser en jouant sur son chemin la mélodie de «La Truite» provoque un plaisir enfantin. Si les voisins du parc de l’École professionnelle d’Aigle risquent de moins apprécier Schubert à la fin de l’été, les visiteurs de l’exposition dédiée à l’art cinétique Spirale, eux, devraient adorer.

Ce mobile improbable fait partie des six sculptures installées jusqu’au 20 septembre. Après une première saison en 2018 qui a attiré 5000 visiteurs selon les estimations de la Municipalité, Aigle met une deuxième fois l’art cinétique en lumière. Les quatre artistes présents l’an dernier – le Montreusien Pascal Bettex, René Progin, Raoul Thonney et Dominique Andreae – ont rempilé. Deux viennent s’ajouter à la liste: Jimmy Y’a Q’a et le Broyard Nicolas Pahlisch.

Cyril Zoller, directeur de Spirale, présente «La Truite».

Le programme est à l’image de l’œuvre de ce dernier, baptisée «Kiwi», tout en légèreté: «En créant cette exposition, nous avons voulu proposer une offre populaire, tout sauf élitiste, qui puisse parler à tous, y compris aux jeunes», décrit le syndic, Frédéric Borloz. Directeur de Spirale, Cyril Zoller confirme que l’objectif est atteint: «On en parle. En bien ou en mal, mais on en parle. C’est le plus important. Les retours les plus touchants que nous avons eus l’an dernier viennent des gamins qui venaient visiter le Chablais Scope dès qu’il était ouvert.»

Éloge de la création

Le mobile de Pascal Bettex installé dans une rame des TPC est à nouveau présent cet été. «Nous l’avons déplacé pour ouvrir davantage le parc à la vue des usagers de l’ASD et les automobilistes et générer plus de passage», explique Cyril Zoller. Le train fou du Montreusien pourra être visité aux heures d’ouverture de l’expo. De même, «La Truite» de Y’a Q’a ne pourra être mise en marche que durant les mêmes créneaux, pour ménager les nerfs des voisins. Les autres mobiles seront visibles en tout temps.

De retour avec une nouvelle sculpture poétique baptisée «Soleil», Raoul Thonney salue la démarche de la Ville d’Aigle. «On a peu l’occasion de voir ce genre de mobiles dans les expositions, qui font plutôt la part belle aux installations. Pour tous les artistes présents ici, il y a une volonté de réaliser ces œuvres de A à Z. Le côté «création» est très important. Et le côté recyclage aussi. J’utilise des matériaux de récup. Certains reconnaissent leur utilisation d’origine; ça suscite forcément une réflexion.»

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