Des banquiers en herbe s’immergent une semaine en forêt

FormationDes apprentis du Credit Suisse effectuent une semaine de travaux forestiers à l’Hongrin dans le cadre de leur formation.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

En surplomb du tricentenaire barrage-écluse de la Joux-Verte, les silhouettes courbées s’affairent sur les pentes humides de la forêt. Elodie, Sarah, Quentin, Raul et Sami ont au minimum deux points communs: ils ont 16 ans et sont apprentis au Credit Suisse. Durant une semaine, ils ont délaissé l’univers aseptisé des banques pour venir travailler dans le cadre sauvage de la vallée de l’Hongrin. Une opération pilotée par l’association Bergwald, en lien avec le Groupement forestier des Agittes.

«Nous organisons 50 projets de ce type chaque année, explique Erich Gyr, membre de la direction de Bergwald. L’objectif est d’offrir aux jeunes une expérience en lien avec la nature et de leur permettre de découvrir un univers inconnu.». Après quatre jours de travail, les jeunes ne faiblissent pas. Sur ce chantier, l’objectif est d’aménager un chemin pédestre, préalablement dessiné à la pelle mécanique. Sarah et Sami creusent des sillons qui permettront d’évacuer l’eau, Elodie et Quentin débarrassent le sentier de ses racines et Raul aménage l’espace qui accueillera prochainement une table de pique-nique.

«C’est plutôt sympa, sauf que nos chaussures sont trempées depuis lundi car nous avons bossé sous la pluie», lance Quentin, originaire de Daillens. «Ça change de notre environnement de travail. D’habitude, le seul truc vert qu’on croise, c’est le sapin de Noël», ajoute Sami. S’ils admettent que la fatigue se fait sentir, tous trouvent l’expérience enrichissante.

Ils sont une vingtaine d’apprentis romands à prendre part au projet. Les autres s’attellent au détournement d’un sentier à Roche et à l’essartage d’un pâturage, plus loin dans la vallée. «Au final, nous aurons coupé des sapins, aménagé des chemins, construit une table et même cassé des pierres. On aurait dit les Dalton!» détaille Sarah. Certains se sont même essayés aux vibrations du marteau-piqueur. Des activités qu’ils consignent dans un journal de bord, qui contient aussi des informations pédagogiques sur le milieu forestier. «Sincèrement, ça nous fait du bien de quitter un peu notre quotidien», résume Elodie, venue du Jura.

Ces chantiers ont été proposés à Bergwald par le Groupement forestier des Agittes. «Nous connaissons la cible, c’est simple de fournir des espaces de travail qui correspondent, affirme Laurent Fivaz, garde forestier du groupement. C’est intéressant d’amener des jeunes dans ce milieu. En plus, ils font du superboulot.»

Le soir, les apprentis se retrouvent dans un chalet de La Lécherette. Autour de quelques verres, en musique, mais sans trop de wi-fi. Là encore, loin du quotidien… (24 heures)

Créé: 18.06.2015, 17h32

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.