A Bex, un collectif brasse sa bière sans pression

InnovationLa coopérative La Mine met sa première production en bouteille. Ses membres créent des liens en explorant l’univers brassicole.

Une bouteille à capsule jaune qui s’apprête à charmer un cercle encore confidentiel d’amateurs de houblon, avant de partir à la conquête de Bex.

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Elle est blonde, exhale des parfums d’agrumes et se nomme La Minette. Dans sa bouteille à capsule jaune, elle s’apprête à charmer un cercle encore confidentiel d’amateurs de houblon, avant de partir à la conquête de Bex. Cette bière est tirée des cuves de La Mine, coopérative brassicole fraîchement fondée dans la Cité du sel.

Initié par un trio de brasseurs amateurs, le projet s’est lancé à toute vitesse: «Il nous a fallu trois réunions pour monter tout ça, s’amuse Michael Dupertuis, président. Pour trouver des membres, j’ai simplement lancé un appel sur les réseaux sociaux.»

Quelques modestes investissements plus tard, la vingtaine de coopérateurs a aménagé une cave avec un matériel performant, acquis d’occasion, et lancé les premiers cycles de fabrication.

Les coopérateurs ne se contentent pas de profiter de rabais accordés sur la production. La plupart s’investissent concrètement: «Dimanche dernier nous étions une bonne dizaine, les uns à la mise en bouteille, les autres à la fabrication. Cela crée des liens entre des gens qui ne se connaissaient pas, se réjouit Michael Dupertuis. Ils viennent de différents corps de métiers et sont aussi prêts à aider pour l’aménagement de la brasserie.»

L’équipe démarre avec une production mensuelle de 200 litres et espère atteindre progressivement les 500 litres, pour approvisionner aussi des bars locaux, déjà demandeurs. «Les gens nous disent «Enfin une bière à Bex!» Beaucoup sont prêts à mettre le prix pour ça.» Vendues entre 3 francs 50 et 4 francs la bouteille, les spécialités de la Mine se déclineront en plusieurs recettes.

Au chapitre des regrets, l’importation de la matière première chicane les convictions des coopérateurs, déjà exclusivement approvisionnés en bio. Dans leur sillage, un agriculteur du cru va s’essayer à la culture de céréales destinées au maltage. L’exploration du potentiel brassicole de Bex ne devrait pas en rester là.

Créé: 14.10.2016, 15h57

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