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DistributionBlonay veut augmenter ses ressources en eau

La Municipalité demande 300'000 francs pour étudier des sites aquifères ayant un intérêt de captage.

En service, abandonnées ou privées, toutes les sources blonaysannes existantes seront aussi étudiées, afin d’évaluer leur potentiel et de l'améliorer.
En service, abandonnées ou privées, toutes les sources blonaysannes existantes seront aussi étudiées, afin d’évaluer leur potentiel et de l'améliorer.
Chantal Dervey

L’eau potable est un bien précieux qu’il convient d’entretenir et de développer. Forte de ce constat, la Municipalité de Blonay entend étudier des sites présentant un intérêt de captage. Cette opération permettra d’estimer à chaque endroit le gain attendu en quantité d’eau et les coûts nécessaires pour y parvenir. «N’étant pas autonomes avec nos ressources actuelles, nous achetons, principalement en été, une quantité non négligeable d’eau aux fournisseurs des réseaux auxquels nous sommes reliés (Service intercommunal de gestion, communes de Lausanne et de Saint-Légier)», explique Dominique Martin, syndic.

Et ces achats ont un coût: 145'000 francs par an en moyenne sur la dernière décennie. Les changements climatiques feront certainement évoluer ce chiffre. Tout comme l’évolution prévisible de la population. Celle-ci comptait 3218 habitants en 1982, 4479 en 1996 et dénombre 6200 âmes à ce jour. À l’avenir, les réserves de terrains à bâtir pourraient potentiellement accueillir près de 8000 habitants en 2035. Les problèmes rencontrés récemment dans les sources communales (accidents et suspicion de pollution) ont aussi démontré aux édiles communaux l’importance de disposer de multiples lieux de captage. Les derniers ouvrages réalisés sur la commune sont ceux du Crépon (galerie en 1982) et de Chantemerle (1996).

Reconnaissance hydrogéologique

Les projets seront analysés en deux temps. Une première étape sera consacrée à la reconnaissance hydrogéologique de surface (levés hydrogéologiques, cartographie sur le terrain, consultation de la documentation existante, cadastre des sources). La seconde phase comprendra des investigations complémentaires (examen vidéo des captages, sondages à la pelle mécanique, repérage géométrique) et la réalisation d’avant-projets de captages par des ingénieurs spécialisés.

En service, abandonnées ou privées, toutes les sources seront prises en considération, afin d’évaluer leur potentiel. «Certaines de nos installations en service sont à rénover, d’autres pourraient être simplement améliorées voire doublées», commente Dominique Martin. Par le passé, la Commune a abandonné certaines sources dont le rendement était faible ou la qualité aléatoire. Ces sources seront réévaluées, afin qu’aucune ressource ne soit négligée. Si le potentiel de certaines sources privées, souvent peu utilisées, est mis en évidence, la commune est prête à entrer en négociation avec les propriétaires. Elle s’est attaché les services d’un hydrogéologue chevronné. Qui lui a fait part de son optimisme quant à la découverte de nouvelles ressources, entre autres, grâce à des techniques modernes de captage.

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