Le Canton de Vaud ne fera pas la police sur ses cimes

RéglementationContrairement au Valais qui l’a récemment décrété, Vaud n’engagera pas de patrouilleurs pour contrôler les guides de montagne sur son territoire.

Le massif du Muveran.

Le massif du Muveran. Image: Florian Cella

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L’affaire a fait grand bruit en Valais en ce début de semaine. L’Etat va contrôler intensément ses massifs montagneux pour traquer des personnes non formées qui proposent illicitement d’y guider des touristes. Une question de sécurité comme de concurrence illégale, avance-t-on dans le Vieux-Pays.

Quid sur Vaud, où les activités sportives à risque – dont celle de guide de montagne, de professeur de sports de neige pour l’activité hors piste et l’enseignement de sports de neige aux mineurs – sont gérées par la police cantonale du commerce? «Il n’est pas prévu en l’état, dans le canton, d’engager des patrouilleurs pour faire des contrôles sur site», déclare Albert von Braun, chef du service. Il révèle par ailleurs que la police cantonale du commerce «n’a pas reçu de dénonciation relative à des prestations fournies par des guides non qualifiés».

«Il n’est pas prévu en l’état, dans le canton, d’engager des patrouilleurs pour faire des contrôles sur site»

«En fait, nous n’avons pas le même problème que nos confrères valaisans, annonce Frédéric Jordan, président de l’Association romande des guides de montagne, accompagnateurs et moniteurs d’escalade. Eux travaillent sur des sommets emblématiques comme le Cervin, dont l’ascension est très demandée par une clientèle de masse. Des touristes peuvent arriver avec de pseudo­guides sur place. Ce n’est pas le cas dans nos montagnes vaudoises les plus fréquentées: massifs des Diablerets et du Muveran, Miroir-d’Argentine, Tête-à-Pierre-Grept. Ici, ce sont plus des Suisses qui s’adressent à des guides locaux professionnels.» L’association romande, qui n’inclut pas le Valais, compte 150 professionnels, dont une moitié de Vaudois et une poignée de femmes. Elle n’a jamais demandé à l’Etat de mettre des contrôles sur pied.

Guide villardou de haute montagne depuis trente-deux ans, Guido Guidetti a croisé de faux guides, mais en effet pas sur Vaud: «Dans le massif du Mont-Blanc. Ou encore à Saas-Fee la semaine dernière.» Egalement chef de la colonne de secours de Villars, il estime qu’il faudrait «stopper ces guignols, sans sombrer dans la délation et ne pas fliquer la montagne, un des derniers espaces de libertés». (24 heures)

Créé: 10.08.2017, 08h10

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