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Cent personnalités disent «Je suis Nez» pour Théodora

La photographe Marina Forney lance un clin d’œil à l’association qui l’a fait rire dans des moments difficiles. Une exposition est prévue en 2018.

Laure Brender, animatrice à la RTS et comédienne, a joué le jeu du projet «Je suis Nez» en faveur de la fondation Theodora.
Laure Brender, animatrice à la RTS et comédienne, a joué le jeu du projet «Je suis Nez» en faveur de la fondation Theodora.

Il faut voir beaucoup de reconnaissance dans le projet «Je suis Nez» de la photographe Marina Forney. Un grand merci adressé à la Fondation Théodora et à ses docteurs Rêves, qui s’appliquent à redonner le sourire à des enfants hospitalisés un peu partout en Suisse. Ce clin d’œil en images prendra la forme de 100 clichés décalés de personnalités romandes arborant la fameuse truffe rouge du clown, à découvrir début 2018.

«C’est un juste retour des choses, explique la conceptrice. Je n’ai jamais aimé les hôpitaux, que j’ai malgré moi beaucoup trop pratiqués, et ma première rencontre avec un docteur Rêves au CHUV un jour où je pleurais m’a beaucoup touchée. Je disais même en riant que je voulais faire clown d’hôpital.»

Passé, présent, futur

A travers sa démarche, cette aide-infirmière d’une maison de retraite, 30 ans le mois prochain, a tissé un fil rouge entre le passé, le présent et le futur d’une existence au cheminement particulier. Le passé, c’est une naissance au Brésil, une adoption à l’âge de 6 mois et de trop longs jours passés dans une chambre entre Genève et Lausanne, à attendre de subir une énième intervention de chirurgie reconstructive à la suite d’une malformation de naissance.

Le présent, c’est la mise à profit de sa passion d’artiste autodidacte au service d’une bonne cause. Le futur, enfin, soit l’exposition des clowns d’un jour, immortalisés chez eux, sur leur lieu de travail ou dans un endroit qui leur est cher. «Je voulais faire quelque chose de fun avec des gens qui me touchent.» L’expo commencera à Vevey, avant de prendre la route pour Lausanne, Genève, Neuchâtel et Sion.

Des people réceptifs

«Pour trouver mes «Nez», j’y suis allée au culot et au feeling, continue la maman du petit Elioth, 5 mois. Je suis partie de personnes que je connaissais, notamment la comédienne Anne Carrard, marraine du projet, et Jonas Schneiter (ndlr: animateur radio), qui m’ont conseillée. Puis le bouche à oreille a fait son travail et le projet a fait boule de neige. J’ai commencé à recevoir des sollicitations et j’en suis à faire le tri dans les propositions. J’ai réalisé environ 80 des 100 portraits.»

Le président du FC Sion, Christian Constantin, le patron de Hublot, Jean-Claude Biver, le directeur général de Swiss pour la Suisse romande, Lorenzo Stoll, la blogueuse Caroline Amiguet et le promoteur Patrick Delarive ont notamment joué le jeu. «La plupart d’entre eux, malgré leur agenda de ministre, ont su se montrer disponibles. Cela a donné lieu à de belles rencontres et je suis revenue de certains clichés qui collent à l’un ou l’autre. J’ai rencontré des gens drôles, touchants, concernés, avec, qui sait, de belles opportunités à la clé.»

La Veveysanne, petite-fille du fondateur du Musée de l’appareil photo de Vevey, a une pensée particulière pour Christian Constantin: «Il est très direct et j’aime les gens cash. Il aurait pu me snober, mais il s’est investi sans retenue. Je l’ai recontacté dernièrement et il s’est souvenu que j’avais accouché. Il m’a aussitôt demandé comment allait mon bébé et s’il sera fan du FC Sion. Malheureusement, son papa est supporter du Benfica!»

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