Chasse au trésor sur la riche géologie du Chablais

BexL’Office du tourisme crée un projet innovant pour mieux comprendre l’histoire de la formation du relief chablaisien.

Une des neuf caches se trouve près de la marmite glaciaire des Caillettes. Image: ©Bureau Relief - Aigle

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L’Office du tourisme (OT) de Bex développe son concept «Géotopes du Chablais». Après la pose de panneaux didactiques et scientifiques à la marmite glaciaire des Caillettes (2014) et sur les alpages de Solalex et d’Anzeindaz (2016), il passe à la vitesse supérieure.

«Sous le thème «Sur les traces du glacier du Rhône», nous avons développé une chasse au trésor grandeur nature. Que l’on appelle également géocaching et qui est de plus en plus prisée. L’idée est de proposer aux chercheurs et visiteurs de découvrir l’histoire géologique du Chablais», résume Philippe Benoit, président de la section bellerine de l’Association touristique Porte des Alpes qui regroupe Bex, Villars, Gryon et Les Diablerets.

Des neuf caches disséminées, cinq le sont sur le territoire bellerin, une à Massongex, les trois autres à Ollon, dont une à Villars. Le projet a été présenté jeudi au Domaine Le Luissalet, sur les hauteurs bellerines. Il a été mené en collaboration avec le Bureau Relief à Aigle, spécialisé en géologie et géomorphologie, qui a produit les contenus, et Gilbert Carrard, passionné de géocaching, qui a conçu les caches, les trésors qu’elles recèlent, et les a mises en ligne.

Le géocaching est d’abord le prétexte à des découvertes ludiques et didactiques à fort potentiel – géographique et géologique, ici –, via des randonnées à pied ou à vélo par exemple, jusqu’à la découverte du Graal: la cache et son trésor. Ce dernier est dissimulé dans un conteneur de quelques centimètres carrés et peut consister en des objets souvent sans valeur mais en rapport avec la géologie. On y trouve un registre des visiteurs pour y écrire ses coordonnées, sa date de passage.

Pour pratiquer cette chasse au trésor, il faut un smartphone avec GPS, charger une application et s’enregistrer gratuitement sur un site de géocaching qui indique les régions où se trouvent des caches. Après la découverte, textes et schémas expliquent via l’application la nature du lieu. Un exemple dans le projet de l’OT? Comment la colline du Montet a pu survivre au passage du glacier du Rhône.

Preuve de l’engouement du géo­caching, 17 000 caches existent déjà en Suisse, souvent sur un thème précis. «Comme le parcours historique médiéval à Saint-Triphon», indique Simon Martin, du Bureau Relief. (24 heures)

Créé: 12.07.2018, 17h22

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