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À Clarens, Montreux invente des rives du lac sur les monts

En l’absence de sentier lacustre du port du Basset à la Maladaire, la Ville a créé un parcours surplombant la route cantonale, en guise d’alternative piétonnière.

À défaut de se situer près du lac, la promenade offre une belle vue sur le Léman.
À défaut de se situer près du lac, la promenade offre une belle vue sur le Léman.

Apprécié pour son climat doux, le village de Clarens a longtemps accueilli des bronchiteux en cure d’air pur. Mais c’était bien avant la création de la route cantonale. Or celle-ci était jusqu’à ces derniers jours quasi l’unique voie pour les piétons désirant se rendre du port du Basset à la plage de la Maladaire, en l’absence d’un chemin au bord du lac. La Ville vient de créer un parcours à thème leur offrant une alternative bien plus agréable. «C’est un itinéraire bis dont nous attendons qu’il reste attractif si un sentier lacustre était une fois créé», explique Caleb Walther, municipal à Montreux.

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Inexistant, ce cheminement au bord du Léman serait dans tous les cas très onéreux, au vu de la configuration des rives entre le Basset et la Maladaire, où il s’agirait certainement de construire des passerelles sur tout ce tronçon de 700 m. À l’ouest de Clarens, tout comme à La Tour-de-Peilz (lire encadré), les promeneurs devront encore attendre.

Ils ont donc le temps de profiter de ce nouveau tracé entre bosquets, vergers, parcs et vastes propriétés. Dénommé «Promenade du Mont-Gibert», que l’on parcourt en un quart d’heure, il a été conçu et balisé en partie sur des chemins existants, mais méconnus d’un grand nombre de Montreusiens. Il a aussi été équipé de panneaux informatifs, retraçant l’histoire des lieux.

Quatre époques racontées

Le Service de l’urbanisme a imaginé ce parcours avec l’aide d’un bureau d’étude spécialisé en géotourisme et patrimoine. Le thème choisi, «un passage à remonter le temps», reflète quatre époques du secteur, racontées par quatre personnages historiques, dont Théobald Chartran. En 1901, ce dernier avait racheté l’île de Salagnon au large du Basset pour construire la maison toujours existante. Paul Niehans y présente pour sa part la Clinique La Prairie, où il fut médecin en 1927. Theodor Beer explique, lui, comment il a fait, en 1912, d’une maison vigneronne sa Villa Karma dans un esprit architectural révolutionnaire. Sur la promenade, les passants peuvent lire le récit datant de 1649 de Jacob Girard évoquant l’arrivée de la dernière lépreuse dans la léproserie située alors près de la plage de La Maladaire. À défaut de se situer près du lac, la promenade du Mont-Gibert y fait souvent référence.

Les passants y découvrent en outre que ce chemin suspendu se faufile sur une colline servant de cadre aux pendaisons, lors de temps reculés. C’était l’endroit idéal pour exposer la potence locale à la vue des passants, histoire de dissuader les malfaiteurs. Mais il y a aussi eu des épisodes plus gais, notamment lors de l’ouverture de l’École Saint-Georges au début du XXe siècle, participant à la renommée internationale de Clarens.

La promenade du Mont-Gibert comporte par ailleurs un volet botanique avec la présence de nombreuses haies composées de différentes espèces, lierre, noisetier, érable ou chèvrefeuille, qu’il s’agit de repérer. Ces haies ont été élevées de longue date par les propriétaires des résidences de l’endroit en guise de protection contre les regards indiscrets. Les enfants ne sont pas oubliés. Des jeux et des activités en relation avec le parcours et son environnement leur sont également proposés, chasse au trésor ou partie de cache-cache.

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