La clinique Miremont veut muer en pôle de santé local

LeysinLa fondation Claire Magnin reprendra au 1er janvier l’exploitation des lits restants. Mais son projet est bien plus ambitieux.

Roger Hartmann (à g.) et Pierre Loison: une poignée de main qui a valeur de passage de témoin. Celui-ci sera effectif le 1er janvier.

Roger Hartmann (à g.) et Pierre Loison: une poignée de main qui a valeur de passage de témoin. Celui-ci sera effectif le 1er janvier. Image: Chantal Dervey

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Il y aura un avant et un après HRC pour la Clinique Miremont de Leysin. Avec l’ouverture de l’Hôpital Riviera-Chablais début novembre à Rennaz, l’établissement centenaire a dit adieu aux activités de réadaptation qu’il assumait depuis 1993. En attendant la future clinique de gériatrie et de réadaptation de Monthey, les patients ont ainsi progressivement été transférés vers les sites de la Providence à Vevey et de Mottex à Blonay. «Le dernier a quitté les lieux la semaine dernière», ajoute Pierre Loison, directeur général de la Fondation Miremont. La clinique, qui comptait 118 collaborateurs avant cette réorganisation, abrite encore une trentaine de lits d’EMS et le cabinet médical LeysinMed.

Miremont s’est trouvé un allié naturel pour assurer la transition le plus en douceur possible. La Fondation Claire Magnin, qui gère deux établissements psychosociaux médicalisés à Leysin (L’ODMER et Le Soleil), a notamment permis d’atteindre l’objectif numéro un: zéro licenciement. Une partie des employés ont ainsi repris du service en début d’année au sein du nouvel EMS Les Hirondelles que Claire Magnin a fait construire à Clarens. D’autres collaborateurs ont intégré les équipes du HRC. Des aides à la reconversion et un plan de retraites ont également été proposés. «Au final, il ne reste que 4 ou 5 situations à régler, ce qui relève de l’exploit», se félicite Pierre Loison.

Autorités satisfaites

Les synergies mises en place sont les prémices du passage de témoin qui s’annonce: dès le 1er janvier, la Fondation Claire Magnin reprendra les rênes de la clinique. «Nous avons une histoire avec Leysin et sa population, explique Roger Hartmann, directeur général, et nous allons pouvoir démontrer que nous sommes en mesure d’y proposer, en parallèle de nos activités psychosociales, de l’hébergement.»

Mais Roger Hartmann voit beaucoup plus loin: «Un EMS limité à de l’hébergement est un modèle qui a tendance à disparaître. Du reste, les 26 lits de capacité autorisée ne nous permettent pas, à eux seuls, de remplir la clinique. Nous envisageons un développement du site. L’ambition est d’en faire une plaque tournante de prestations médico-sociales unique en zone de montagne.» Un groupe de travail a été constitué pour présenter un projet dans le premier semestre 2020.

Le syndic Jean-Marc Udriot applaudit des deux mains. L’élu salue les efforts en faveur du personnel et le travail entrepris pour maintenir une activité au Miremont. «Leysin a une histoire en lien avec la santé, ne serait-ce que si l’on pense aux sanatoriums, ajoute-t-il. La santé est aussi un pilier de notre économie locale et l’une de nos priorités politiques de cette législature. Enfin, ces activités vont dans le sens de la diversification touristique que nous poursuivons pour moins dépendre du ski.»

Pour l’heure, la Fondation Miremont reste propriétaire du bâtiment et la clinique conservera son nom. Les murs seront-ils cédés à terme? «C’est une piste que nous explorons», lâche simplement Roger Hartmann.

Créé: 01.12.2019, 16h27

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