Cloués au sol, les aérostiers ne se dégonflent pas

Château-d’ŒxLe vent et la neige ont empêché tout décollage depuis lundi, dans le cadre du festival de ballons. Les organisateurs entrevoient une amélioration jeudi et vendredi.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Inutile de lever le nez: aucun ballon ne se balade dans les cieux damounais. Après un premier week-end en fanfare qui a attiré 12'000 personnes, les pilotes inscrits au 42e Festival international de ballons (FIB) sont cloués au sol depuis lundi. Ce jour-là, le soleil était au rendez-vous mais de fortes rafales de vent au sol ont empêché tout décollage. Mardi et mercredi, la neige est venue s’ajouter aux bourrasques. «Ces vents violents ont occasionné des dégâts importants. Une tente et des barrières Vauban ont été soufflées», signale Frédéric Delachaux, directeur de Pays-d’Enhaut Région, Économie et Tourisme et responsable de la communication pour le FIB.

Malgré ces conditions désastreuses, les organisateurs restent philosophes. «On a vécu un premier week-end magnifique et on est confiant pour la fin de la semaine», poursuit Frédéric Delachaux. «Nous devrions bénéficier d’un petit créneau jeudi matin, qui permettra un décollage pour des vols de courte durée», précise Riadh Hadj-Azzame, directeur technique du FIB. L’accalmie devrait se confirmer vendredi, avec un vent faible et un temps sec et globalement ensoleillé, selon MétéoSuisse. Point d’orgue de la semaine, le spectacle lumineux «Night Glow» est prévu justement vendredi, à 18h58. «Nous déciderons jeudi après-midi s’il peut avoir lieu», indique le directeur technique.

«Si les décollages ont lieu ces prochains jours, on bouclera cette édition sur quatre à cinq jours de vol, ce qui est dans la moyenne du festival. Il faut garder à l’esprit qu’on a vécu des grosses semaines ces dernières années», ajoute Frédéric Delachaux. L’an dernier, la météo avait déjà joué des tours aux montgolfières, qui n’avaient pu prendre leur envol qu’à trois reprises (sur neuf jours). Les éditions 2017 et 2018 avaient été autrement plus radieuses avec, en 2018, un record d’heures de vol établi et 35'000 visiteurs. En 2012 en revanche, les pilotes n’avaient pu embarquer que deux jours.

Pilotes sur le pont

Dans l’intervalle, les aérostiers sont fidèles au poste. «Les pilotes sont compréhensifs. Ils ont l’habitude de composer avec les aléas de la météo. Ils savent aussi que le Pays-d’Enhaut bénéficie d’un microclimat qui fait que le temps peut tourner très rapidement, réagit Frédéric Delachaux. C’est aussi une clientèle touristique qui profite pour visiter la région.»

Créé: 30.01.2020, 07h53

Articles en relation

Les montgolfières aussi suivent le courant vert

Château-d'Oex Si poétiques qu’ils soient, les ballons à air chaud restent polluants. Une technologie plus écolo sera à découvrir au festival. Plus...

Gonflé de rencontres, le Festival de ballons plane depuis 40 ans

Château-d’Œx En 1979, quelques amis faisaient de la station la capitale du ballon à air chaud. Récit de cette formidable aventure. Plus...

La gadoue complique la vie du festival des ballons

Château-d’Œx Les champs dévolus au stationnement lors de la manifestation de ballons sont détrempés. Les organisateurs planchent sur un plan B. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.