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Le conflit sur le chantier de l’HRC s’est envenimé

Les grévistes bloquent désormais l’accés du site aux poids-lourds. Le Grand Conseil réagit.

Mardi 19 décembre. Les grévistes durcissent leur mouvement et bloquent l'accès du chantier aux poids-lourds.
Mardi 19 décembre. Les grévistes durcissent leur mouvement et bloquent l'accès du chantier aux poids-lourds.

En grève depuis le début de la semaine (24 heures de lundi), les employés engagés temporairement pour le compte de Thermex ne faiblissent pas. Bien au contraire. Alors qu’ils ont décidé de poursuivre leur mouvement, les 19 ouvriers, soutenus par Unia, bloquent désormais depuis mardi l’accès du chantier de l’Hôpital Riviera-Chablais (HRC) à tous les poids lourds.

Ce barrage a été levé à 16 h, les ouvriers sont en revanche toujours en grève Ils reprochent à la société morgienne spécialisée dans le chauffage, la ventilation, la climatisation de ne pas respecter la Convention collective de travail (CCT), particulièrement en ce qui concerne les frais de repas, de déplacement, ceux relatifs aux équipements de sécurité. Thermex est mandatée sur le chantier de l’HRC (240 millions de francs) par l’entreprise générale Steiner. Plus de 300 ouvriers s’affairent sur la construction du site qui ouvrira ses portes à l’été 2019.

Le Grand Conseil appuie

À l’appel du député Jean-Michel Dolivo, avocat spécialiste du travail, le Grand Conseil a voté mardi à une très large majorité une résolution. Elle demande que le Conseil d’État mette tout en œuvre pour que les dispositions légales et conventionnelles soient respectées. Avant le vote, Pierre-Yves Maillard, ministre en charge du dossier, a rappelé Steiner à ses responsabilités, énumérant les nombreux points qui lient cette société de construction générale au maître d’ouvrage, l’HRC Vaud-Valais. «Nous avons des moyens importants pour faire respecter les CCT.»

Sur la grève et de potentielles infractions à la CCT par Thermex, le chef du Département de la santé et de l’action sociale a déclaré qu’il y avait «un peu d’instruction à faire dans ce conflit, qu’il fallait entendre Thermex». Pierre-Yves Maillard pense encore que «le syndicat s’est un peu fait balader depuis le début et que la colère des employés est compréhensible.»

Une réunion à l’initiative de Steiner, selon Thierry Diserens l’un de ses cadres, se tiendra mardi à 19 h 30 à Morges au siège de la société Thermex. Outre la direction de cette dernière, des responsables de Steiner, des entreprises temporaires, des syndicalistes d’Unia et des grévistes y assisteront.

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