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Des coups de pouce pour la gastronomie des monts

L’Aide suisse aux montagnards place sa collecte de dons 2019 sous le signe du terroir.

Armelle et Jean-Jacques Morier ont bénéficié du soutien de l'Aide suisse au montagnard pour créer une table et cinq chambres d'hôtes à Château-d'Oex, valorisant les produits de leur ferme.
Armelle et Jean-Jacques Morier ont bénéficié du soutien de l'Aide suisse au montagnard pour créer une table et cinq chambres d'hôtes à Château-d'Oex, valorisant les produits de leur ferme.
Chantal Dervey - A

Même en hiver, Raphaëlle Herrmann et Manuel Micoli arrivent à faire le plein au Refuge du Grammont en week-end. Preuve que le décor du lac de Taney, sur les hauts de Vouvry dans le Chablais valaisan, séduit toute l’année, malgré son éloignement. Preuve aussi que le couple qui exploite l’endroit depuis 2012 et l’a racheté en 2017 a réussi à y créer une atmosphère conviviale, avec une cuisine locale, labellisée «Fait maison». L’an dernier, les deux Valaisans ont rénové le chalet (qui compte 100 lits) pour améliorer le confort de leurs hôtes, bénéficiant d’une participation financière de l’Aide suisse aux montagnards (ASM).

Si elle soutient toujours fortement les agriculteurs d’altitude dans leurs projets de développement économique, en leur consacrant 70% des subsides débloqués chaque année, la fondation contribue de plus en plus souvent au financement d’offres agritouristiques. Restaurants, chambres d’hôte, magasins du terroir et artisans ont bénéficié de sa manne en 2018.

«La montagne, ce n’est une réserve d’Indiens, mais une région vivante»

L’ASM veut faire plus en ce sens. Sa campagne de récolte de dons – du 4 au 16 février –, est placée sous le slogan «À table dans les montagnes» et veut mettre en lumière les restaurateurs et les producteurs d’altitude. «Notre vision de la montagne, ce n’est une réserve d’Indiens, mais une région vivante, souligne Willy Gehriger, président du conseil de fondation. Les restaurants et les buvettes d’alpage créent de l’emploi et agissent positivement contre le dépeuplement des montagnes. Ceci est d’autant plus vrai lorsque l’on sait que, selon GastroSuisse, 54% des restaurateurs suisses s’approvisionnent directement à la ferme et plus de 80% auprès de fournisseurs locaux.»

L’an dernier, la fondation a réalisé une campagne de récolte de dons record, notamment grâce aux festivités liées à son 75e anniversaire. Elle a réuni 32,6 millions de francs (contre 26 millions en moyenne). Elle a soutenu 567 projets en mettant à disposition 24 millions de francs. S’agissant du canton de Vaud, quinze projets se sont partagés 552'000 francs. «2017 avait une année sinistrée; les régions de montagnes sortaient de deux hivers difficiles, relate Willy Gehriger. On peinait même à trouver des projets à financer. Mais depuis l’an dernier, on sent à nouveau un esprit positif.»

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