Un député veut une Muni 100% veveysanne sinon rien
VeveyL’UDC Werner Riesen juge sans base légale la nomination de Michel Renaud comme membre à part entière. À choisir, il préfère une mise sous régie de sa Commune.
Le Conseil d’État n’avait pas à suspendre Jérôme Christen et Michel Agnant, les municipaux de Vevey Libre sous le coup d’une enquête pénale pour violation de secret de fonction, considère Werner Riesen. Et encore moins à nommer un, et peut-être bientôt deux municipaux non veveysans pour renforcer un Exécutif en mode réduit. Sur ce second point, le conseiller communal et député UDC veveysan demandera des explications au gouvernement ce mardi au Grand Conseil. «Le Conseil d’État ne dispose pas d’une base légale suffisante à mon sens, c’est antidémocratique.»
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Dans le viseur, on trouve le socialiste Michel Renaud, ancien député d’Ollon, nommé en juin 2018 en «observateur» au sein de l’Exécutif après la mise à pied de Lionel Girardin, accusé de gestion déloyale de biens publics. Jusque-là, rien à redire. Les choses se gâtent en décembre après la suspension des deux Vevey Libre: sur invitation du Conseil d’État toujours, le Chablaisien accepte de jouer le municipal à part entière dès la rentrée de janvier aux côtés de la syndique Élina Leimgruber (Les Verts) et d’Étienne Rivier (PLR).
«Inacceptable et injustifié, il n’est pas un choix des Veveysans», tonne Werner Riesen, qui pointe du doigt l’article 139 de la loi sur les communes, dont le manque de clarté a donné lieu, à son sens, à une interprétation erronée dans le cas inédit de Vevey. Selon le député UDC, l’alinéa «a», qui régit la nomination d’un élu à titre provisoire et «de préférence domicilié dans la commune», s’applique lors d’une «démission en bloc de la Municipalité, de la récusation et du manque de candidats lors d’une élection». Et non d’une suspension.
«Base légale suffisante»
À choisir, Werner Riesen préfère carrément une mise sous régie de la Commune, cas de figure prévu par l’article 139. «À défaut de résoudre le problème du déficit démocratique, l’existence d’une base légale suffisante serait alors garantie.» Le Conseil d’État a trois mois pour répondre à son interpellation.
Werner Riesen va en tous les cas réjouir les élus veveysans qui ont réclamé à plusieurs reprises en 2018 une intervention au Grand Conseil des trois députés de Vevey – avec Yvan Luccarini (Ensemble à Gauche) et Jérôme Christen (Vaud Libre) – pour préciser le cadre légal sur différents points. Le trio avait déjà dégainé à la mi-décembre pour demander que le salaire d’un municipal suspendu soit gelé le temps de son absence. La semaine dernière, c’est le député et président du PLR vaudois Marc-Olivier Buffat qui déposait un postulat pour autoriser des élections anticipées dans une situation comme celle de Vevey.
Créé: 21.01.2019, 19h19
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