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Les Diablerets dans l’œil de ses derniers paysans

Au Festival du film alpin, jeudi, un documentaire poétique sublime le destin de ceux qui cultivent encore la montagne, envers et contre tout.

La parole humble des paysans de montagne résonne avec force dans Alta, le film du Lausannois Lionel Charlet, en compétition au Festival international du film des Diablerets
La parole humble des paysans de montagne résonne avec force dans Alta, le film du Lausannois Lionel Charlet, en compétition au Festival international du film des Diablerets
Lionel Charlet

L’écran montre un visage marqué de profonds sillons. Dans une lumière froide comme l’hiver, ils rappellent le flot argenté d’un torrent de montagne, courant dans son univers minéral. Avec Alta, le cinéaste lausannois Lionel Charlet esquisse un double portrait. Celui de la nature, belle et empreinte de mystère, du massif des Diablerets. Et celui, très pudique, des hommes et des femmes qui habitent encore ces hauteurs pour y pratiquer le métier de paysan. Les deux sont intimement liés.

Œuvre d’art plus que documentaire, le film a été présenté lundi au Festival international du film des Diablerets. Il est à voir encore une fois ce jeudi dans un après-midi de projections (trois films) et de débat consacrés à la vie des paysans de montagne.

Comme le montre subtilement Alta, cette existence est marquée par la rudesse, mais elle est portée avec une force égale par l’émerveillement. C’est aussi un mode de vie qui s’accroche, malgré le confort de modernité qui détourne la jeune génération du métier, et en dépit du prix du lait qui étrangle les producteurs. «C’est une vie rude, mais je ne la regrette pas. C’était mon idéal», énonce un vieux paysan dont la parole, simple et humble, habite une grande partie du film. «J’ai voulu montrer l’homme dans la montagne, mais pas comme conquérant», détaille quant à lui Lionel Charlet.

Le réalisateur sera présent ce jeudi pour une discussion sur la condition fragile de ces montagnards qui préservent encore un savoir-faire ancien. Il sera accompagné de Pierre-André Schütz, aumônier engagé auprès des agriculteurs en détresse dans le canton de Vaud, ainsi que d’Eric Collet, réalisateur de Children in the Cloud, consacré aux paysans de montagne éthiopiens.

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