Passer au contenu principal

Des sauveteurs rejouent «Titanic» pour la bonne cause

Samedi, onze bénévoles se sont formés au sauvetage hivernal sans équipement.

Les nouveaux sauveteurs bénévoles du lac s'entraînent pour sauver des vies dans des conditions de froid extrême.
Les nouveaux sauveteurs bénévoles du lac s'entraînent pour sauver des vies dans des conditions de froid extrême.
VANESSA CARDOSO/ 24 HEURES
Les nouveaux sauveteurs bénévoles du lac s'entraînent pour sauver des vies dans des conditions de froid extrême.
Les nouveaux sauveteurs bénévoles du lac s'entraînent pour sauver des vies dans des conditions de froid extrême.
VANESSA CARDOSO/ 24 HEURES
Les nouveaux sauveteurs bénévoles du lac s'entraînent pour sauver des vies dans des conditions de froid extrême.
Les nouveaux sauveteurs bénévoles du lac s'entraînent pour sauver des vies dans des conditions de froid extrême.
VANESSA CARDOSO/ 24 HEURES
1 / 23

Des personnes vêtues de pantalons et de pulls nageant dans une eau glaciale. La scène pourrait être tirée de Titanic. Pourtant, les Alpes enneigées remplacent l’iceberg et les eaux translucides du Léman se substituent aux profondeurs atlantiques. Samedi matin à Villeneuve, de courageux sauveteurs bénévoles ont passé leur brevet «expérience en eau froide», organisé par la Société Internationale de Sauvetage du Léman.

Par une température ambiante de 0 °C, les téméraires ont dû s’immerger dans une eau à 6,6 °C pour effectuer divers exercices de sauvetage. Parmi ceux-ci, remorquer une victime sur cinquante mètres ou encore ramener un mannequin plongé à 3 mètres de profondeur. Le dresscode imposé: tenue de tous les jours. «Le but est de les préparer à une éventuelle intervention sans équipement, explique Thierry Grand, responsable de la formation. Les exercices de la journée leur font prendre conscience des dangers en eau froide, notamment le refroidissement des muscles et des nerfs. Avec ces effets, même un excellent nageur peut se noyer.»

Emmitouflé au coin de la cheminée du local de la société mais encore frissonnant, Gilles Durgniat confirme: «On n’arrive d’abord plus à bouger les bras, et après c’est tout le corps qui se tétanise. Il faut contrôler sa respiration pour réussir à reprendre le dessus. Au final, c’est essentiellement un exercice mental.»

Pour les onze participants, l’exercice est autant une formation qu’un défi personnel. «Je n’y serais jamais allée si je n’avais pas fait un pari avec mes deux amies de la section, confie Lucie Mosquera. Mais maintenant je saurai comment réagir si je devais me retrouver dans une telle situation.» Au moment de la mise à l’eau, la gymnasienne a trouvé sa technique pour surmonter le choc thermique: «Je chante à voix basse Hakuna Matata», avoue-t-elle dans un éclat de rire.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.