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Une élue veut féminiser les noms de rues à Vevey

Milena Buckel, membre du Collectif Grève des Femmes/Féministes Riviera, déposera un texte dans ce sens au Conseil communal le 14 novembre.

Selon le Collectif Grève des Femmes/Féministes Riviera, Vevey serait un cancre en matière de parité hommes-femmes au chapitre des noms de rues. Maria Belgia est l'une des rares femmes honorées par une plaque.
Selon le Collectif Grève des Femmes/Féministes Riviera, Vevey serait un cancre en matière de parité hommes-femmes au chapitre des noms de rues. Maria Belgia est l'une des rares femmes honorées par une plaque.
Edouard Curchod

Maria-Belgia, Clara-Haskil, Madeleine et, par deux fois, Sainte-Claire (pour une rue et une place). À Vevey, la représentation des femmes dans la nomenclature des rues est maigre en regard de la liste des 39 messieurs honorés par une plaque. Soit, selon les chiffres du Collectif Grève des femmes/Grève féministe Riviera, 3,6% du total (139), contre 28% pour la gent masculine, le reste (68,4%) faisant référence à des lieux, métiers, arbres, etc. Une inégalité crasse pour Milena Buckel, élue Décroissance-Alternatives et membre dudit collectif, cinq mois après les appels de la grève du 14 juin.

Ce taux, qui plus est, se situe en dessous de la moyenne romande, écrit-elle dans le postulat qu’elle déposera le 14 novembre au Conseil communal. Et de citer une étude de la RTS de mars: 5 à 7% des noms de rues dans les villes honorent des personnalités féminines. Marilune Aeberhard, membre du collectif, évoque même «un record négatif parmi les villes romandes».

Dès lors, Milena Buckel encourage la Municipalité à «mettre en place une politique proactive». Parmi les initiatives passées du même type, l’élue cite la plus récente: le vote de juin du Grand Conseil de Genève en vue d’y féminiser 100 rues en trois ans.

Demande d'une «volonté claire»

Marilune Aeberhard reconnaît que Vevey ne dispose pas d’un potentiel suffisant de nouveaux quartiers pour imaginer de rattraper le retard dans un avenir proche. Elle ne demande du reste pas une parité immédiate, irréaliste et coûteuse, «mais une intention et la volonté claire de se doter des moyens de la réaliser». Pour ce faire, Milena Buckel demande «un rapport sur l’état de la question», de «renoncer à honorer des personnalités masculines jusqu’à ce que la parité soit effective» et de privilégier des femmes.

Une proposition tient particulièrement à cœur aux deux militantes: une rue ou place du 14-Juin, clin d’œil aux mouvements de 1991 et de 2019. Pour Milena Buckel, elle a le mérite d’«éviter l’écueil de la personnalisation et permet de rendre hommage aux millions de femmes qui se sont battues pour leurs droits depuis la naissance de la Confédération en 1848 et qui œuvrent le plus souvent dans l’ombre et gratuitement afin que notre société puisse tout simplement fonctionner».

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