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«En érigeant des murs en pierres sèches, on se construit soi-même»

L’éducateur Thierry Carbonell a trouvé au Mont-Pèlerin un coin de paradis pour ouvrir sa méthode à tous les publics.

Vendredi au Mont-Pèlerin, Thierry Carbonell (à g.) a expliqué l'art des murs en pierres sèches à Laurent Blaser, paysagiste de Bulle.
Vendredi au Mont-Pèlerin, Thierry Carbonell (à g.) a expliqué l'art des murs en pierres sèches à Laurent Blaser, paysagiste de Bulle.
Christian Brun

Tirer du chaos d’un tas de pierres une œuvre structurée. Qu’il soit en calcschiste, en nacre du Jura, agrémenté d’une arche, porte minérale, demi-lune ou rosace, «ériger un mur en pierre sèche, c’est opérer un recentrage, trouver une poésie intérieure, en communion avec la nature». Thierry Carbonell prêche cette approche depuis vingt-cinq ans avec des personnes en situation de handicap. L’ancien berger des Cévennes et compagnon de la pierre sèche aspire aujourd’hui à offrir ses compétences au plus grand nombre, «à des personnes ayant un projet de mur, à des écoles ou à des jeunes en difficulté», explique-t-il. Une telle démarche, il l’a déjà éprouvée dans les vignes de Lavaux (lire ci-contre). Ce jardin de pierres sèches étant désormais une œuvre aboutie, l’artiste s’est mis en quête d’un nouvel espace idéal: paisible, proche de la nature et loin des centres. Avec une approche plus pédagogique qu’artistique. «En érigeant un mur en pierre sèche, on se construit soi-même.»

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