Le Gymnase de Burier cultive ses penchants écolos

EducationL’établissement de La Tour-de-Peilz s’engage toujours davantage en faveur du développement durable.

Deux cent cinquante étudiants de Burier ont pris part, il y a quelques jours, à un échange en ligne directe et par vidéoconférence avec des élèves d’un lycée nigérien. Thème de ces discussions nourries: le réchauffement climatique.

Deux cent cinquante étudiants de Burier ont pris part, il y a quelques jours, à un échange en ligne directe et par vidéoconférence avec des élèves d’un lycée nigérien. Thème de ces discussions nourries: le réchauffement climatique. Image: Philippe Maeder

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L’échange était tout à fait inédit en Suisse romande: il y a quelques jours, 250 étudiants du Gymnase de Burier ont participé à une vidéo-conférence avec 80 élèves d’un lycée du Niger. Plus de 3200 kilomètres séparent La Tour-de-Peilz de Niamey, mais une préoccupation commune relie les deux établissements: le réchauffement climatique et ses conséquences, directes, sur les écosystèmes suisses et nigériens.

Sur l’écran géant de l’aula de Burier, une jeune femme interroge les étudiants suisses depuis Niamey: «Comment vous adaptez-vous, en Suisse, aux changements climatiques?» Devant le micro de l’aula, Chloé répond. L’étudiante relate les mesures, prises, cet été, pour affronter la canicule. Et le recours aux canons à neige, l’hiver, pour pallier la pénurie d’or blanc. «Nos stations de ski ont vraiment besoin de cette neige artificielle.»

«Ça fait longtemps que les choses bougent dans ce sens-là. Nous étions pionniers, à l’époque, en utilisant du papier recyclé dans les photocopieurs»

Sa réponse résonne forcément en décalage avec la réalité nigérienne: quelques minutes plus tôt, les adolescents africains avaient projeté des photographies sur lesquelles le fleuve Niger apparaît en fin et fragile ruban d’eau. «Nous voulons, par ces clichés, qu’on prenne conscience des dangers qui menacent notre seul et unique cours d’eau permanent.» Silence dans l’auditoire de La Tour-de-Peilz.

Depuis deux décennies

«Effectivement, nous sommes dans un autre univers», souffle en aparté Gilbert Maillard, doyen de l’établissement et fervent militant de la cause verte. Sous son impulsion, et celle d’autres enseignants, Burier cultive d’ailleurs un esprit écolo depuis deux décennies. «Je me souviens qu’on avait remplacé le papier toilette par des rouleaux en papier recyclé», se remémore dans un sourire une ancienne étudiante.

«Ça fait en effet longtemps que les choses bougent dans ce sens-là, appuie le doyen. Nous étions pionniers, à l’époque, en utilisant du papier recyclé dans les photocopieurs. Le système d’éclairage avait aussi été remplacé par une installation moins gourmande en énergie. Nous nous sommes aussi équipés de détecteurs de présence pour limiter la consommation électrique, et avons placé des temporisateurs sur plusieurs appareils.»

Sollicités par la DDC

Autant d’actions concrètes soutenues par un noyau d’enseignants motivés et appuyés par une direction «qui a toujours été à l’écoute». Côté étudiants, l’écho est lui aussi enthousiaste et les actions menées depuis 2011 sont nombreuses et originales (lire ci-dessus).

«La sensibilité a évolué, on parle davantage d’écologie et de développement durable qu’à l’époque», constate Gilbert Maillard.

A l’instar de la Direction générale de l’enseignement, Agnès-Valérie Bessis, la directrice du gymnase, ne cache pas son soutien aux projets verts développés dans ses murs. «Le dialogue avec les étudiants du Niger s’est inscrit sous l’égide de la Direction du développement et de la coopération (DDC). Si la Confédération nous a sollicités à cet effet, c’est bien la preuve que la grande ouverture de notre établissement à ces problématiques est reconnue loin à la ronde.»

Créé: 22.11.2015, 17h49

Bientôt le Parlement de la jeunesse pour l'eau

Il y a quatre ans, une délégation du Gymnase de Burier a pris part au Parlement européen de la jeunesse pour l’eau. A la suite de cette expérience, les étudiants ont élaboré des activités ludiques et interactives destinées à des élèves plus jeunes. Baptisé «Agis pour ton futur!» le projet a connu de multiples déclinaisons (jeux de rôle, plateaux de jeux, vidéos, etc.).

En mars dernier, dans le cadre de la Journée mondiale de l’eau, 1500 élèves ont formé le logo humain géant «SOIF!» dans le cadre d’une performance spectaculaire. Les étudiants ont aussi récolté des fonds pour le forage d’un puits au Niger. Et en mars prochain, le Gymnase de Burier organisera, entre La Tour-de-Peilz et Jongny, le 13e Parlement européen de la jeunesse sur l’eau. Une soixantaine de jeunes issus de 17 pays différents y prendront part.

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