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Les hérissons pansent leurs plaies à Aigle

Un centre de soins réservé aux hérissons blessés ou orphelins a ouvert au Moulin-Neuf.

À Aigle, Véronique Schorro accueille des hérissons blessés, malades ou orphelins.
À Aigle, Véronique Schorro accueille des hérissons blessés, malades ou orphelins.
Chantal Dervey / 24 Heures
À Aigle, Véronique Schorro accueille des hérissons blessés, malades ou orphelins.
À Aigle, Véronique Schorro accueille des hérissons blessés, malades ou orphelins.
Chantal Dervey / 24 Heures
Aigle,  le 30 août 2019. Une clinique pour petits hérissons blessés s'est ouverte dans les locaux du Moulin-Neuf à Aigle.  24HEURES/Chantal Dervey
Aigle, le 30 août 2019. Une clinique pour petits hérissons blessés s'est ouverte dans les locaux du Moulin-Neuf à Aigle. 24HEURES/Chantal Dervey
Chantal Dervey / 24 Heures
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Groseille quittera sa maison provisoire dimanche. Plus de deux mois de soins auront été nécessaires pour permettre à ce hérisson femelle de se remettre d’une terrible blessure, sans doute causée par une débroussailleuse: «Elle était ouverte de l’oreille à la patte arrière, raconte Véronique Schorro. Elle a fait infection sur infection.» Ancienne assistante médicale diplômée, la Veveysanne consacre son temps bénévolement à soigner les hérissons. Active depuis plusieurs années, elle vient d’ouvrir à Aigle un centre de soins qui leur est dédié.

Située dans l’ancien Théâtre du Moulin-Neuf, la nouvelle antenne de l’association genevoise SOS Hérissons accueille ces jours treize pensionnaires. Leurs parcours de vie et les maux dont ils souffrent – la plupart dus à l’homme – sont variés. «Environ 9% des hérissons sont tués par leurs prédateurs naturels (ndlr: blaireaux, renards ou hiboux, principalement), explique Véronique Schorro. Et près de 50% à cause de l’homme.» Voitures, tondeuses à gazon ou débroussailleuses, produits chimiques… les causes sont nombreuses.

Zack, 3 ans, a été amputé d’une patte arrière. Recueilli et soigné par l’antenne genevoise de SOS Hérissons, il a retrouvé la liberté. «Il est revenu quelques jours plus tard avec son autre patte arrière arrachée», raconte Véronique Schorro. L’animal, qui peut vivre huit à dix ans en captivité, ne quittera plus sa cage.

L’éducation à la liberté

La plupart de ses camarades de «clinique» devraient, quant à eux, retrouver la nature, si possible là où ils ont été trouvés. Certains devront toutefois tout apprendre, avant cela. À l’image de Mickey ou de Microbe (qui doit son nom à sa très petite taille), nombre de hérissons confiés aux divers centres d’accueil dédiés sont orphelins. «Privés de leur mère, ils n’ont pas appris à se débrouiller, notamment à vivre de nuit pour échapper à leurs prédateurs.» Il s’agit donc de les éduquer durant plusieurs mois avant de leur rendre la liberté.

Véronique Schorro, elle, cherche aujourd’hui des bénévoles pour l’aider dans son travail, «pour nourrir et changer les animaux, mais aussi des personnes au bénéfice d’une formation dans la santé pour m’aider dans les soins plus aigus». Car le travail ne manque pas. Établie à Vernier (GE), la fondatrice de SOS Hérissons, Christine Meissner, accueille en ce moment une trentaine de pensionnaires. «J’en ai eu jusqu’à 50. Véronique a pu prendre en charge une partie d’entre eux. Mais il n’y a pas assez de centres pour faire face aux besoins.» Véronique Schorro a d’ailleurs pris en charge plusieurs hérissons recueillis à Genève, dont Groseille et Zack. Vaud compte aujourd’hui deux autres structures en mesure de recueillir des hérissons: le zoo La Garenne à Le Vaud et le centre ERMINEA à Chavornay. Auxquels s’ajoutent d’autres refuges dans les régions limitrophes, comme Châtel-Saint-Denis ou le Chablais valaisan.

Les dangers qui guettent les hérissons

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