L’hiver a été moins meurtrier dans les ruches vaudoises
ABEILLES Au Mont-Pèlerin, dix des quatorze colonies de Jean-Philippe Mouron ont survécu à la saison froide. Soulagement.
Des centaines d’abeilles sont agglutinées sur le rayon qui est lentement extrait de la ruche. Tout à coup, elles se mettent à voler dans tous les sens et on ne regrette pas le voile grillagé qui nous couvre la tête et le torse et que heurtent quelques butineuses inquiètes. «Regardez, voilà la reine», s’exclame Jean-Philippe Mouron, en désignant une abeille sur le thorax de laquelle on a collé une minuscule pastille jaune vif.
A l’instar de ses collègues apiculteurs aux quatre coins du canton, Jean-Philippe Mouron, président de la Société d’apiculture des Alpes vaudoises, a profité de l’arrivée des beaux jours pour ouvrir ses ruches. Et il ne cachait pas une certaine appréhension sur les pentes du Mont-Pèlerin: «L’ouverture des ruches au mois d’avril, c’est toujours un moment stressant. C’est là qu’on voit si l’hivernage a réussi ou pas. Et qu’on découvre la vitalité des colonies.»
Ce ne sont pas les incidences d’un hiver aussi long que rigoureux qui l’inquiète, mais les ravages causés par un acarien au nom évocateur, le varroa destructor. La bestiole a décimé les ruches de toute la Suisse l’an dernier: une abeille sur deux n’a pas passé l’hiver.
Après avoir enfilé de longs gants, Jean-Philippe Mouron sort les rayons les uns après les autres et sonde la vitalité de la colonie. A l’heure du bilan, c’est le soulagement: l’hiver a été moins meurtrier que le précédent pour l’apiculteur, dix de ses quatorze colonies ont survécu.
Président de la Fédération vaudoise d’apiculture, Jakob Troxler dresse le même constat: «Les premiers échos sont encourageants. En 2012, les conditions climatiques ont été moins favorables au développement du varroa que l’année précédente. Pour ma part, j’ai perdu 15% de mes colonies.»
Créé: 01.05.2013, 17h18
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