L'honneur d'un stage à Versailles

FormationReprésentant de la 4e génération de paysagistes de la société de Blonay, le jeune Tanguy Krebs a décroché une place au paradis.

Pour la deuxième année, l’Ecole d’horticulture de Lullier peut envoyer un stagiaire aux jardins de Versailles, notamment pour se former à des techniques inédites.

Pour la deuxième année, l’Ecole d’horticulture de Lullier peut envoyer un stagiaire aux jardins de Versailles, notamment pour se former à des techniques inédites. Image: DR

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«Le petit Suisse.» Etrange surnom, penseront ceux qui connaissent Tanguy Krebs, son mètre 85 et ses 95 kg. Pourtant, c’est ainsi que le jeune homme, qui pratique le rugby, est affectueusement appelé, par… les employés des jardins de Versailles! Signe qu’ils l’ont adopté.

Etudiant à l’Ecole d’horticulture de Lullier (GE), Tanguy Krebs a eu la chance de décrocher un stage de 4 mois (débuté en février) dans ce prestigieux endroit. Son père, Stéphane Krebs, dont l’entreprise est située à Blonay, est aux anges que l’arrière petit-fils du fondateur de l’entreprise – soit la 4e génération de paysagistes Krebs – se forme à Versailles. «C’est formidable qu’il ait été choisi!» La famille en profite pour mieux connaître ces jardins: «Nous l’avons accompagné pour trouver un logement, puis pour s’installer, et nous venons de lui faire une visite surprise pour ses 18 ans, le 18 février.»

Enthousiasme

Sur place, Tanguy Krebs raconte au téléphone avec enthousiasme sa nouvelle expérience, qu’il relate aussi sur un blog: «Nous avons travaillé pour restituer l’aspect d’une ancienne gravure. Nous avons utilisé des charmes, qui ne perdent pas leurs feuilles mortes. Ainsi, cela semble toujours rempli. Louis XIV a mis en place les jardins à la française pour montrer qu’il maîtrisait la nature. Il faut un très haut niveau de précision!»

La plantation de charmes s’effectue au cordeau. Une fois les arbres parfaitement alignés, ajout de «fumure de raclure de corne et de granules de sang déshydraté». Tanguy: «En Suisse, nous utilisons encore de la tourbe. La France a renoncé, à cause de problèmes écologiques. On mélange la terre à ces substances, qui apportent des nutriments, comme la kératine.»

«Sois curieux de tout. Le grand architecte de l’univers t’a donné deux yeux et deux oreilles et seulement une bouche, cela afin que tu regardes et que tu écoutes deux fois plus que tu ne parles», conseille à Tanguy Krebs, sur son blog, l’un de ses professeurs à l’Ecole d’horticulture, Anthony Leclerc. Il détaille: «Tanguy va pouvoir profiter de techniques qu’on ne connaît pas forcément en Suisse. Il verra le greffage d’arbres fruitiers de variétés anciennes, propriétés de Versailles, qu’on ne trouve pas dans le commerce.

Une place prestigieuse

Tout est multiplié par mille à Versailles. Des scientifiques de l’Institut national de la recherche agronomique sont présents pour trouver des solutions.» Un remède versaillais intéresserait particulièrement Anthony Leclerc: «Avec le nombre de parterres en buis de Versailles, quelles mesures de lutte ont-ils mis en place contre la pyrale? Au potager du Château de Prangins, 1,2 km de buis de bordure a été décimé. Quelle variété faut-il replanter? Je pense que Tanguy trouvera à Versailles des pistes de réponses.»

C’est la deuxième année que l’Ecole d’horticulture peut envoyer un stagiaire à Versailles. «Alain Baraton (ndlr: jardinier en chef du parc de Versailles depuis de nombreuses années, il donne ses conseils de jardinage sur France Inter ou France 5) est intervenu dans le cadre de journées de formation de notre école. A la suite de cela, nous avons mis en place ce stage», explique Gilles Miserez, directeur.

Les critères? Notes, comportement, intérêt, ponctualité, rigueur ou disponibilité, répondent Gilles Miserez et Anthony Leclerc. Ce dernier ajoute: «On ne peut pas se permettre d’envoyer n’importe qui pour une place aussi prestigieuse: il en va de l’image de l’Ecole et de toute l’horticulture suisse romande.» Rien à voir avec le fait que le père de Tanguy Krebs soit président de Jardin Suisse-Vaud. «L’an dernier, nous avons envoyé le fils d’un forestier. On ne réserve pas ces places à des fils de professionnels. C’est avant tout une question de capacités», conclut Gilles Miserez.


Blog de Tanguy Krebs à Versailles: krebspaysagistes.blogspot.ch (24 heures)

Créé: 04.03.2017, 10h23

«En Suisse, nous utilisons encore de la tourbe. La France a renoncé, à cause de problèmes écologiques», Tanguy Krebs, Etudiant en horticulture

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