Le jardin collectif «Parcelle 87» est sauvé

VeveyIndésirable aux yeux du propriétaire, le lieu de vie communautaire sera maintenu. L’association de quartier a obtenu gain de cause devant le Tribunal des baux.

Le lieu de vie communautaire sera toujours à disposition des locataires des immeubles de la «parcelle 87».

Le lieu de vie communautaire sera toujours à disposition des locataires des immeubles de la «parcelle 87». Image: Chantal Dervey

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Voilà près de quinze ans que les locataires de la Parcelle 87 se retrouvent dans leur jardin communautaire pour un barbecue, un moment festif ou un café. Ces moments de détente étaient menacés depuis des mois par une décision du propriétaire désireux de voir ce lieu bohème disparaître. Ils vont au contraire pouvoir perdurer dans la cour intérieure des immeubles de la rue Aimé-Steinlen, de l’avenue Gustave-Coindet et de la rue de la Byronne, à l’arrière du centre commercial Saint-Antoine.

L’association de quartier Parcelle 87, qui a porté la question devant le Tribunal des baux en novembre, est en effet parvenue à un accord ces derniers jours avec la Régie Duboux, représentante du propriétaire (Comunus SICA) et administratrice des lieux depuis 2016.

«Le Tribunal des baux a confirmé l’autorisation donnée en 2004 par l’ancienne gérance Dénéréaz de disposer du jardin et clarifie les droits et devoirs de l’association», explique Antoine Dormond, secrétaire de l’association qui agit comme représentant des locataires depuis des années. Un périmètre clair a été défini pour le jardin, de même qu’une zone de rangement pour le matériel de jardin.

Le propriétaire invoquait notamment un risque d’incendie compte tenu des plantes disséminées le long de certaines façades. Dans ses appels répétés et placardés dans les couloirs durant la dernière année, la gérance avait fini par fixer un ultimatum fin 2017 et menacé de liquider le jardin aux frais des locataires, voire de résilier les baux des réfractaires.

La nouvelle charte prévoit dés­ormais qu’un passage d’environ un mètre entre les murs et les pots sera respecté. «Le but de nos démarches était principalement d’assurer la sécurité des locataires (prévenir le risque d’incendie) et l’entretien régulier de cette cour intérieure, justifie Adzer Bajrami, de la Régie Duboux. La société propriétaire est ravie du dénouement de cette affaire.» (24 heures)

Créé: 10.07.2018, 16h36

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