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Et si on louait sa place de parc pour la bonne cause?

Okidokey propose de mettre en relation détenteurs et conducteurs via une application. Un pourcentage irait à des associations.

François Gasser, de Saint-Légier, propose de lancer une appli proposant de mettre en réseau les détenteurs d'une place de parc qu'ils n'utilisent pas la journée et des personnes qui cherchent une place.
François Gasser, de Saint-Légier, propose de lancer une appli proposant de mettre en réseau les détenteurs d'une place de parc qu'ils n'utilisent pas la journée et des personnes qui cherchent une place.
VANESSA CARDOSO

Ces derniers mois, certains automobilistes de la Riviera ont frémi puis poussé un ouf de soulagement en retrouvant une drôle d’amende coincée entre leur pare-brise et l’essuie-glace. Les fausses prunes, estampillées «Okidokey» et son logo de chien aux oreilles au vent, avaient valeur d’effet d’annonce. Leur auteur, François Gasser, tâte le terrain en vue de lancer une idée insolite: favoriser, via Internet et une application pour smartphone, la location de places de parc privées sur la Riviera à des fins caritatives.

«Mon objectif est de sensibiliser les utilisateurs de cette plateforme à l’importance de la solidarité dans notre société, explique cet employé communal de Saint-Légier (33 ans). Or, selon mes calculs, il existe sur la Riviera un potentiel de 165 places non utilisées la majeure partie du temps, un chiffre qui n’englobe pas les places des gérances louées aux locataires. C’est 10% du total du parc privé dans la région. Pourquoi ne pas en tirer profit pour se faciliter la vie au quotidien tout en apportant son aide à autrui?»

Une idée d’actualité

Le principe est celui du «park sharing» ou «partage de parc» entre des «détenteurs» et des «conducteurs», mieux connu sur le domaine public, moins pour des places privées. L’idée semble toutefois d’actualité ce printemps avec une autre initiative du genre au niveau romand (Scan-Park) qui s’ajoute à Sharedparking, active depuis plusieurs années.

L’originalité d’okidokey est l’aspect caritatif, mais l’idée de base est la même: en quelques clics sur une application à créer – prévue pour Android et IOS, pour smartphones et tablettes –, on s’enregistre comme l’un ou l’autre en précisant la ou les places mises à disposition pour les premiers, les besoins du jour en parcage pour les seconds.

Les tarifs seraient fixés par les «détenteurs». Une part de 12,5% de la location serait dévolue à parts égales des associations partenaires. Le même pourcentage couvrirait les frais de fonctionnement et de développement, «sans logique de bénéfice», précise François Gasser.

Des commerçants partants

Le conditionnel reste toutefois de mise pour l’heure. L’idée, aussi originale soit-elle, en est au stade du projet et de la recherche de fonds. Avec l’aide de sa compagne Susana Barbosa, François Gasser peaufine son dossier en vue d’un financement participatif à venir dès septembre via le programme «Héros locaux» de la Raiffeisen. «Il faut environ 40 000 francs pour le lancement», précise celui qui a déjà engagé 2000 francs de sa poche. Des collectivités publiques ont été approchées, jusqu’ici sans grand succès, sinon d’estime. Des contacts sont en cours avec des acteurs économiques locaux.

Mais comment évaluer le potentiel de 165 places de parc disséminées sur la Riviera? «C’est un seuil minimum. Pour l’heure, nous nous limitons à la région, mais si le concept devait prendre, nous pourrions l’étendre.»

L’Association des commerçants de Vevey y croit: «Je trouve que cette idée tombe à point nommé dans le contexte de la Fête des Vignerons de 2019 et ses implications sur le trafic et le parcage en ville, lance son président Laurent Addor. Si j’arrive à trouver des soutiens pour un financement, je le ferai. Un mot est parti à l’adresse de notre comité, la décision devrait être prise à la rentrée».

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