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Marianne Dubuis cisèle un univers en équilibre

L’artiste célèbre avec une expo quarante années dédiées à la tradition du papier découpé.

Marianne Dubuis place l’humain et la nature en équilibre dans ses créations.
Marianne Dubuis place l’humain et la nature en équilibre dans ses créations.
Vanessa Cardoso

Un enchevêtrement dense d’herbes folles qui s’ouvre sur un chemin, une scène agricole puis les contours d’un paysage montagneux. C’est le monde que Marianne Dubuis se plaît à façonner à petits coups de ciseaux et de cutter depuis quarante ans. «Quarante-sept, en réalité: j’ai commencé à l’âge de 13 ans. Mais je compte plutôt à partir du moment où je me suis lancée sérieusement, à 20 ans.» Depuis, son art a parcouru bien du chemin: ses créations ornent des plaques et boîtes de chocolats Cailler.

Ces quatre décennies dédiées au découpage du Pays-d’Enhaut, la jeune sexagénaire les célèbre avec une exposition à Blankenburg (BE). Dans ces compositions en noir et blanc ou en couleur, pour la plupart récentes, l’eau tient un rôle important. L’humain est présent aussi, «mais dans un équilibre avec la nature. L’un ne prend pas l’ascendant sur l’autre.»

La Damounaise d’adoption, qui a grandi à Étoy, est tombée tôt dans cet art. «Mes parents louaient un chalet à La Comballaz. C’est là que j’ai découvert les découpages de Christian Schwitzguébel. À 13 ans, j’en ai créé un pour ma sœur.» Depuis, Marianne Dubuis n’a jamais cessé de sculpter ces petits univers minutieux, fourmillant de détails. Au point de quitter son travail pour s’y consacrer pleinement, il y a quinze ans. «En vivre n’est pas évident. Il faut produire énormément, se répéter. Je l’ai fait quand je me suis lancée. Ça ne m’a pas réussi: j’ai commencé à avoir des problèmes de santé en série. J’ai besoin de créer.»

Ils sont huit, au Pays-d’Enhaut – dont trois hommes –, à maintenir en vie cette tradition indissociable de la région. Elle devrait d’ailleurs accueillir d’ici à 2022 le Centre national dédié à cet art («24 heures» du 15 octobre). «C’est une chance, estime Marianne Dubuis. Il abritera les 600 œuvres de l’Association suisse du papier découpé. Ça va mettre encore plus en évidence la région, cet art et le lien qui unit les deux. Et ce sera aussi une occasion d’échanger avec des découpeurs de toute la Suisse, voire de l’étranger. On le voit lors des Journées annuelles du papier découpé: ces rencontres sont toujours très positives.»

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